Le nom de la maman est de plus en plus choisi en Belgique

Le nom de la maman est de plus en plus choisi en Belgique

+1,61% de nouveaux nés ont reçu le nom de la maman à leur naissance en 2018. Une augmentation considérée comme significative. | © BELGA PHOTO VIRGINIE LEFOUR

Société

Le nombre d’enfants qui ont reçu le nom de famille de leur mère a considérablement augmenté en 2018 l’année dernière, ressort-il de chiffres du ministre de la Justice Koen Geens.

 

Dans neuf cas sur dix, le nom du père reste toutefois privilégié. En application de la loi du 8 mai 2014, les parents peuvent désormais choisir le nom de leur enfant parmi quatre possibilités: le nom du père, celui de la mère ou une combinaison des deux. En 2018, 5.773 enfants ont reçu le nom de leur mère, soit 5,86%. L’année précédente, 4,25% des nouveaux-nés étaient dans le même cas.

Comme l’a rapellé la ligue des familles dans une parution sur son site, il n’est plus possible de changer le nom des enfants nés avant le 1er juin 2014, sauf si l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur vient chambouler l’ordre établi et offre une nouvelle possibilité de choisir. Pour des raisons de sécurité juridique, il faudrait alors que les enfants soient mineurs. Enfin, il n’est pas permis de donner un nom de famille différent aux enfants d’une même ratrie.

Le double nom connaît aussi un léger succès

La DH l’annonçait début 2018, les Belges ne semblent pas s’être rués sur la possibilité offerte depuis 2014 d’accoler au prénom d’un enfant un double nom de famille (celui du père et celui de la mère, dans l’ordre décidé par les parents). Selon le quotidien, en 2017, seuls 6% des enfants nés sur le territoire belge ont reçu un double patronyme. Au total, en 2017 donc, 6.132 enfants ont reçu un double nom de famille, sur un total de 101.071 naissances (6%). Ce qui est tout de même une augmentation par rapport à 2016 où 5.425 bébés étaient concernés. Selon les mêmes chiffres, il est apparu clairement que c’est le nom du père qui apparait à 84% en premier en cas de double nom de famille.

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Natalité et fécondité toujours en baisse

Comme le confitmait en avril dernier Statbel, l’office belge de statistique, le nombre des naissances vivantes issues de mères résidant en Belgique est descendu en dessous de la barre des 120.000 pour l’année 2017. Le taux brut de natalité est en baisse pour la 7e année consécutive. Avec 119.102 naissances vivantes en 2017, pour une population toujours légèrement en croissance, la fécondité belge, mesurée par l’indice conjoncturel de fécondité, s’établit à 1,64 enfant par femme en moyenne (1,68 en 2016).

Avec Belga.

 

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