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À New York, l’interdiction de la vente de fourrures provoque la discorde

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Des lois interdisant la vente de fourrure ont déjà été votées à San Francisco et à Los Angeles. | © Unsplash / Patrik Inzinger

Société

D’un côté, les défenseurs des animaux. De l’autre, ceux du business et du port de la sacro-sainte fourrure.

 

Interdire la vente de fourrures à New York ? Un projet de loi municipal en ce sens fait polémique avec, d’un côté, des défenseurs des animaux et, de l’autre, une alliance inattendue de représentants d’un secteur à la longue tradition new-yorkaise et des minorités attachées au port de fourrure.

Le texte, qui interdirait la vente de manteaux ou d’accessoires de fourrure neuve dans la capitale financière américaine, mais autoriserait l’utilisation de fourrures de seconde main, a été introduit fin mars par le numéro deux du conseil municipal, Corey Johnson. Il prévoit des amendes de 500 dollars pour une première contravention, et de 1 500 dollars en cas de récidive. « Il s’agit d’un débat sur comment nous traitons les animaux et comment arriver à une société plus humaine », déclarait récemment Corey Johnson. « Je pense qu’il est inutile de tuer des animaux juste pour pouvoir les porter ».

Slogans opposés

Mercredi, des centaines de personnes ont manifesté devant la mairie de New York, avant un débat sur le texte dans l’après-midi, et un vote à une date non précisée. Séparés par la police, des manifestants des deux bords criaient des slogans opposés, armés de pancartes qui, d’un côté, dénonçaient l’utilisation d’animaux comme « accessoires de mode », et de l’autre, demandaient de « protéger les emplois new-yorkais – pas d’interdiction de fourrure ».

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Parmi les défenseurs de la fourrure figurent des employés de ce secteur économique, qui craignent la fermeture de quelque 150 petites entreprises représentant plus de 7 000 emplois. Mais aussi des juifs hassidiques portant des bonnets en fourrure pour les fêtes, des pasteurs noirs, ou le rappeur Safaree Samuels. L’ex-petit ami de Nicki Minaj a diffusé sur Twitter une vidéo de lui en train de manifester en criant : « Notre fourrure, nos droits ! Laissez-nous tranquilles (…) Occupez-vous plutôt des centaines d’hommes noirs qui sont tués tous les jours, occupez-vous des violences policières ».

La proposition de loi new-yorkaise intervient sur fond de pression croissante sur le secteur de la fourrure. Des lois interdisant la vente de fourrure ont déjà été votées à San Francisco et à Los Angeles.

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La Fashion Week de Londres a annoncé en septembre qu’il n’y aurait plus de fourrure dans ses défilés. Et les grands noms de la mode, comme Gucci, Versace ou Burberry, sont de plus en plus nombreux à abandonner la vraie fourrure.

 

Avec Belga

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