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Les commémorations du débarquement en Normandie commencent dans le sud de l’Angleterre

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Jim Booth est un ancien membre de la Marine royale britannique, et ancien combattant du D-Day (débarquement sur les plages de Normandie). | © Daniel LEAL-OLIVAS / AFP

Société

Différents chefs d’État ont donné ce mercredi à Portsmouth le coup d’envoi des célébrations du 75e anniversaire du Débarquement en rendant hommage aux héros qui contribuèrent à la libération de l’Europe.

 

Portsmouth (sud de l’Angleterre) avait été le port de départ pour Sword Beach, la plage normande la plus à l’est des cinq choisies pour le Débarquement des Alliés en Normandie (ouest de la France), plus grande opération de l’histoire de ce type en nombre de navires engagés. Au soir du 6 juin 1944, plus de 150 000 Alliés avaient pris pied sur le sol français, dont plus de 10 000 furent tués, blessés ou disparurent, selon les chiffres du Mémorial de Caen.

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Les célébrations, qui se poursuivront jeudi en France, ont commencé avec la projection sur un écran géant d’images du D-Day montrant ces soldats qui, le courage en bandoulière et au péril de leur vie, débarquèrent sur les plages de Normandie. Une dizaine de vétérans sont ensuite montés sur scène, parfois appuyés sur une canne, avant d’être salués par une ovation debout du public et de représentants ou dirigeants de 16 pays.

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Plus de 300 vétérans étaient présents. Ils ont reçu une standing ovation. © Mandel NGAN / AFP

Aux côtés de la reine et des présidents américain Donald Trump et français Emmanuel Macron figuraient notamment les Premiers ministre britannique Theresa May, le Canadien Justin Trudeau et la chancelière allemande Angela Merkel. M. Trump, qui concluait à cette occasion une visite d’État au Royaume-Uni entamée lundi, a lu une prière que son prédécesseur Franklin D. Roosevelt déclama à la radio au soir du 6 juin 1944 en soutien à ceux qui combattaient alors pour « libérer une humanité souffrante ».

Emmanuel Macron a lu pour sa part la poignante lettre d’adieu d’un jeune résistant, Henri Fertet, fusillé à l’âge de 16 ans. Après 87 jours d’emprisonnement et de torture, il écrivit à ses parents : « Je meurs pour ma patrie. Je veux une France libre et des Français heureux. (…) Quelle mort sera plus honorable pour moi que celle-là ? Adieu, la mort m’appelle, je ne veux ni bandeau ni être attaché ». « C’est quand même dur de mourir. Mille baisers. Vive la France ».

Après la lecture de la lettre, en français, le baryton britannique Willard White a entonné « Le Chant Des Partisans ».

Début des commémorations

Dans la journée, les chefs d’État et de gouvernement devaient assister à l’embarquement de 300 vétérans britanniques qui rejoindront la France en bateau. Pour commémorer cette journée historique, les 16 pays représentés à Portsmouth ont adopté une « Déclaration » pour « faire en sorte que les sacrifices du passé ne soient jamais vains et jamais oubliés ». « Au cours des 75 dernières années, nos nations ont défendu la paix en Europe et dans le monde, la démocratie, la tolérance et l’État de droit », écrivent-ils. « Nous réitérons aujourd’hui notre engagement envers ces valeurs communes parce qu’elles soutiennent la stabilité et la prospérité de nos nations et de nos peuples. Nous travaillerons ensemble en tant qu’alliés et amis pour défendre ces libertés chaque fois qu’elles seront menacées ».

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Jeudi matin, Emmanuel Macron retrouvera Theresa May et des vétérans britanniques pour la pose de la première pierre d’un mémorial britannique en Normandie. Ce sera le dernier grand rendez-vous officiel de Mme May avant sa démission vendredi.

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