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En 2040, plus de la moitié de la viande que l’on mangera ne sera pas d’origine animale

viande de culture

Image d'illustration. | © Unsplash / Victoria Shes

Société

Dans 20 ans, la production de viande sera bien différente de celle que l’on connaît aujourd’hui. La viande in vitro ou les produits végétariens auront une plus grande importance dans l’industrie.

 

Notre manière de nous alimenter a beaucoup changé au fil des années, arrivant à un certain paradoxe : avec d’un côté une consommation de produits carnés trop importante, et de l’autre des régimes végétariens en augmentation. Selon les experts, il semblerait que la société décide de suivre ce deuxième mode de vie plus responsable et plus écologique selon le journal The Independent.

Le cabinet AT Kearney a réalisé un rapport basé sur des entretiens effectués avec des experts de l’industrie alimentaire qui prévoient que 60% des produits à base de viande que nous consommerons en 2040 seront en fait des produits de substitution. Le rapport explique que cette transition sera le résultat d’une prise de conscience des conséquences environnementales de l’élevage traditionnel, et de l’augmentation d’alternatives végétariennes. Une des alternatives pourrait venir de la viande de culture (aussi appelée « viande in vitro »), produite à partir des cellules d’un animal vivant mais créée par la suite en laboratoire. Le rapport estime que le résultat est « identique à la viande produite de manière conventionnelle ».

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La viande de culture comme nouveau substitut

Bien que les Belges soient plutôt positifs concernant cette alternative, la viande de culture n’est pas encore commercialisée. En 2013, deux Néerlandais avaient pu manger le premier burger « cellulaire », qui avait coûté la modique somme de 330 000 dollars. Aujourd’hui, il semblerait que le prix soit beaucoup plus abordable, arrivant à 11 euros le burger selon Paul Shapiro, auteur de Clean Meat, dans une interview donnée à la RTBF.

« L’industrie de l’élevage à grande échelle est considérée par beaucoup comme un mal inutile », affirme le rapport de AT Kearney. « Avec les avantages des nouveaux substituts de viande végétaliens et de la viande de culture par rapport à la viande conventionnelle, ce n’est qu’une question de temps avant qu’ils ne prennent une part de marché considérable. » À titre d’information, l’industrie de la viande est évaluée à un milliard de dollars.

Comme l’explique The Independent, le rapport prévoit que les régimes végétaliens, végétariens et flexitariens deviendront majoritaires. La viande de culture sera également plus populaire à long terme, représentant 35% de la viande consommée en 2040. Dans un premier temps, les substituts végétariens et vegan seront « essentiels » à cette période de transition, notant une « tendance générale à la consommation de protéines non carnées (par exemple, les légumineuses et les noix) en raison des nouvelles tendances en matière de mode de vie, qui visent toutes à une alimentation plus durable et plus saine ».

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