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À New York, des « enfants » en cage pour dénoncer les politiques de Trump

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Les cages ont interpellé les passants. | © Capture d'écran Twitter

Société

Ce mercredi, une vingtaine de cages enfermant de faux enfants sont apparues dans les rues de New York afin de dénoncer les politiques migratoires du gouvernement Trump.

Se promener dans les rues de New York et tomber nez à nez avec des cages, déjà c’est étrange. Mais ce mercredi, les cages étaient occupées par des mannequins de la taille d’un enfant, allongés sur le sol et recouverts d’une couverture de survie qui cachait leur tête. « Perturbatrice », « choquante », l’initiative a été partagée et commentée par les défenseurs des droits des enfants qui dénoncent leur enfermement et leur séparation d’avec leur famille lorsqu’ils franchissent la frontière américaine.

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« Passer à côté n’est plus une option. Cela est en train de se passer en ce moment même. Les enfants à nos frontières sont encore en train d’être arrachés à leurs parents et enfermés dans des cages. Nous devons agir. Partager est une manière de protester », commente un internaute face aux photos des cages.

C’est l’ONG Raices qui est à la base de l’initiative, ainsi que l’agence de communication Badger and Winters, rapporte le Huffington Post. Le but ? Attirer l’attention de la population sur le sort des familles migrantes qui pénètrent sur le sol américain, sont séparées et dont les enfants doivent patienter dans des cages. Celles-ci sont apparues dans le cadre de la campagne #NoKidsInCages dont le hashtag a connu un succès fulgurant sur les réseaux sociaux.

L’objectif de la campagne était clairement de rappeler aux gens ce qui se passe encore aujourd’hui en Amérique. Et étrangement, cela nous fait penser à ce qu’il s’est passé chez nous aussi lorsque des familles se sont faites enfermer dans des centres fermés. “L’une des nombreuses conséquences regrettables de ces histoires terribles qui se répètent à la frontière, c’est que même si les gens ont été en colère et horrifiés, on devient également insensibles. Il est important que les gens soient confrontés à la réalité de ces enfants, d’êtres humains dont la vie est affectée à jamais”, explique Jonathan Ryan, PDG de Raices au Huffington Post« Cela est fait en notre nom par des personnes que nous avons élues, a-t-il ajouté. Et si nous ne faisons rien pour arrêter cela, cela deviendra ce que nous sommes. »

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Placées dans la ville entre 4h et 5h du matin, la police et les employés de la ville les ont enlevées au milieu de l’après midi. Des bandes sonores energistrées dans des centres de détention étaient, contrairement aux mannequins d’enfants qui se trouvaient dans les cages, bien réelles. Les extraits dans lesquels on entend des enfants pleurant et appelant leurs parents avaient été dévoilés par ProPublica en juin 2018.

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