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Une juriste de l’Unia licenciée pour des propos polémiques sur la burqa

La burqa est un voile intégral d'origine afghane porté par certaines femmes de confession musulmane. La burqa n'est pas à confondre avec le niqab, qui laisse apparaitre les yeux. Tous deux sont néanmoins interdits en Belgique. | © BELGA PHOTO JULIEN WARNAND

Société

L’Unia, le Centre interfédéral pour l’égalité des chances, a décidé de mettre fin à sa collaboration avec la juriste Rachida Lamrabet, qui s’était faite remarquer dans les médias flamands par ses propos sur l’interdiction de la burqa.

Dans un entretien paru dans l’hebdomadaire flamand Knack au cours du mois de mars, une juriste travaillant pour Unia – un service public indépendant belge de lutte contre la discrimination et de promotion de l’égalité des chances – avait indiqué ne pas être « pour la burqa », mais ne pas non plus être en faveur d’une interdiction de ce voile intégral, « particulièrement dans un pays qui attache beaucoup d’importance aux droits de l’homme ».

©BELGA PHOTO JORGE DIRKX – Rachida Lamrabet est également une auteure dont les publications ont été primées plusieurs fois.

Ces propos avaient été relevés par la nouvelle secrétaire d’État à l’Égalité des chances, la N-VA Zuhal Demir, qui a souhaité qu’Unia prenne ouvertement ses distances avec les paroles de son employée. Le Centre interfédéral pour l’égalité des chances avait dans un premier temps rétorqué que Rachida Lamrabet s’était exprimée à titre purement personnel, ce que Zuhal Demir n’avait pas jugé suffisant.

« L’interview publiée dans Knack a mené à un entretien » avec la principale intéressée, précise Unia dimanche. « À cette occasion, d’autres éléments sont apparus, qui ont entraîné cette rupture de confiance. (…) Les deux parties ont convenu de ne pas communiquer davantage à ce sujet ». Unia souligne encore que le travail artistique de sa collaboratrice, qui est aussi auteure, n’a joué aucun rôle dans la décision de s’en séparer. « Bien que cela n’était pas toujours facile, il y a toujours eu jusqu’ici un équilibre entre la liberté artistique de Rachida Lamrabet et sa fonction de chargée de mission chez Unia », indique l’organisation.

©BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK – Zuhal Demir est la Secrétaire d’État pour l’Égalité des chances.

De son côté, Zuhal Demir nie toute implication dans le licenciement de la juriste « J’ai demandé à ce qu’Unia prenne position publiquement. Mais je n’ai en aucun cas demandé le lienciement de Lamrabet, ni publiquement, ni dans l’entretien que j’ai eu vendredi dernier avec les directeurs d’Unia Els Keytman et Patrick Charlier, entretien visant à discuter le problème de perception que vit Unia. La direction a pris sa décision elle-même, car même le conseil d’administration d’Unia n’a pas été informé ou consulté dans cette affaire ».

Avec Belga

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