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Instagram a commencé à masquer les likes des posts

Ce n'est pas la première fois que le réseau social tente de mettre de l'ordre dans sa grande maison. | © Photo: Fabian Sommer/dpa

Société

Sur la plateforme, six pays sont concernés par cette « expérience » :  Australie, Italie, Irlande, Japon, Brésil, Nouvelle-Zélande. Objectif ? Diminuer le stress des utilisateurs et préserver leur santé mentale.

 

Les utilisateurs d’Instagram, propriété de Facebook, ne pourront plus voir combien de « j’aime » reçoivent les posts des autres utilisateurs dans ces pays. Ils pourront toujours voir le nombre de « likes » sur leurs propres posts mais en cliquant sur une page différente. Aucune date n’est précisée pour la fin de ce qui est présenté comme une expérience. Les outils de mesure des entreprises utilisant la plateforme pour promouvoir leurs produits ne seront pas affectés par cette nouvelle procédure, ajoute Instagram qui compte plus d’un milliard d’utilisateurs dans le monde.

« Nous faisons cette expérience parce que nous souhaitons que nos utilisateurs se concentrent sur les photos et les vidéos partagées, pas sur le nombre de like qu’ils recueillent », a déclaré un porte-parole d’Instagram. « Nous ne voulons pas qu’Instagram donne l’impression d’être dans une compétition ».

Des études qui dressent un tableau peu reluisant

©Photo by LOIC VENANCE / AFP

Récemment, l’impact des réseaux sociaux sur leurs utilisateurs fait l’objet d’études critiques. L’une, menée par la Royal Society for Public Health en 2017, a classé Instagram comme le pire réseau pour la santé mentale des jeunes au Royaume-Uni. Une autre, conduite en 2018 aux États-Unis par le Pew Research Center, a montré que 72% des adolescents du pays utilisaient Intagram et que près de 40% d’entre eux se sentaient obligés de ne partager que les contenus ayant rassemblé beaucoup de « likes » ou de commentaires.

À l’époque de l’étude de la Royal Society, sa diretrice avait commenté les résultats. « Il est intéressant de voir qu’Instagram et Snapchat sont classés comme les plus néfastes sur la santé mentale et le bien-être. Les deux plates-formes sont pourtant très axées sur l’image et il semble qu’elles peuvent entraîner des sentiments d’insuffisance et d’anxiété chez les jeunes », selon Shirley Cramer.

Ce n’est pas la première fois que le réseau social tente de mettre de l’ordre dans sa grande maison : outils de lutte contre le harcèlement en ligne, interdiction de poublier des photos montrant des blessures infligées à soi-même…

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En mai dernier, une adolescente malaisienne qui avait publié un sondage sur son compte Instagram demandant si elle devait vivre ou mettre fin à ses jours. Elle s’est suicidée après avoir vu la majorité de ses followers (69%) voter pour la mort. La jeune fille, âgée de 16 ans, habitait à Kuching dans l’État malaisien de Sarawak.

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