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Après la Californie, New York bannit à son tour la discrimination capillaire

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Image d'illustration. | © Pexels / White Gold Photography

Société

La révolution capillaire est déclarée.

 

Mercredi 3 juillet, la Californie marquait une nouvelle page dans l’histoire des États-Unis en devenant le premier État américain à mettre un terme aux règlements discriminatoires concernant les coiffures afro-américaines. Adopté à l’unanimité, le texte rend désormais illégale « la discrimination raciale fondée sur les cheveux » en autorisant le port de la coupe afro, des tresses ou des dreadlocks à l’école ou sur le lieu de travail.

Quinze jours plus tard, c’est au tour de l’État de New York et son gouverneur Andrew Cuomo d’emboîter le pas en signant une loi similaire, déjà sur les rails depuis le début de l’année, rapporte The Independent ce jeudi.

Protéger les personnes de couleur de toute forme de discrimination

« Pendant une grande partie de l’histoire de notre pays, les personnes de couleur – en particulier les femmes – ont été marginalisées et discriminées simplement en raison de leur coupe de cheveux ou de leur texture », a déclaré Andrew Cuomo. « En validant ce projet de loi, nous franchissons une étape importante dans la correction de cette histoire et veillons à ce que les personnes de couleur soient protégées de toute forme de discrimination. » « Nous devons célébrer la diversité qui fait la richesse de l’État de New York et notamment le respect des choix de coiffures de tous les New-Yorkais », a de son côté déclaré Andrea Stewart-Cousins, leader démocrate du Sénat.

Liberté capillaire

Cette nouvelle loi intervient quelques mois après que la Grosse Pomme ait décidé d’interdire la discrimination raciale fondée sur les cheveux naturels. En février, la Commission des droits de l’homme de la ville de New York offrait à ses habitants le droit de porter non seulement leurs « cheveux naturels, traités ou non traités », mais aussi les « coiffures telles que les dreadlocks, les twists, les tresses, les nœuds bantous ou les afros », sans compter celui de garder « les cheveux à l’état brut ou non coupés ».

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Une petite révolution qui permet désormais aux New-Yorkais qui ont été harcelés, punis ou congédiés en raison d’une coupe de cheveux jugée inadéquate, de faire recours légalement. Les personnes transgressant cette nouvelle loi pouvant risquer jusqu’à 250 000 dollars d’amende, soit environ 222 800 euros. C’était la première fois qu’un texte de loi s’attaquait à la discrimination capillaire aux États-Unis. Et certainement pas la dernière…

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