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L’eau souterraine pourrait bien remplacer les climatiseurs

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Dans certains pays, les climatiseurs sont la réponse numéro un aux fortes chaleurs. | © Pexels / Pedro Sandrini

Société

Oubliez les climatiseurs trop énergivores. Il se pourrait bien que la solution optimale durant les vagues de chaleur viennent de notre sous-sol.


Alors que l’Europe a battu ces derniers jours de records de chaleur, les solutions que l’on trouve pour se rafraîchir semblent uniquement aggraver la situation. L’utilisation intensive de climatiseurs, très énergivore, n’est pas très écologique, et pourrait donc créer un cercle vicieux.

Une solution étonnante pourrait nous aider à lutter contre ces chaleurs, tout en évitant les climatiseurs, révèle le journal canadien La Presse. Jasmin Raymond, professeur à l’Institut national de la recherche scientifique du Canada (INRS), cherche une alternative plus écologique et moins énergivore. Avec son projet Aquifroid, il souhaite utiliser l’eau souterraine pour refroidir les bâtiments. « Les méthodes standards rejettent l’air chaud du bâtiment vers l’extérieur », explique-t-il. « [Avec ce projet], on ne rejettera pas la chaleur dans l’air, mais sous terre. » Selon ses dires, ce système permettrait d’économiser entre 30 et 40 % d’énergie par rapport aux climatiseurs actuels.

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Après son utilisation, l’eau souterraine ne sera pas condamnée par la pompe à chaleur et sera toujours consommable en tant qu’eau potable. « Le seul changement que l’eau va subir sera au niveau de sa température », explique M. Raymond à nos collègues de La Presse.

Une solution aussi bien pour l’été que l’hiver

Autre avantage : en rejetant de l’eau chaude sous terre, le réservoir pourra stocker cette chaleur et la réutiliser en hiver pour chauffer les immeubles. « La température de l’eau du réservoir est constante même en hiver. Ça ferait des économies de 60-70 % par rapport au chauffage électrique conventionnel », ajoute Jasmin Raymond.

Avant de lancer ce projet à grande échelle, Jasmin Raymond souhaite expérimenter cette solution dans la ville de Québec. Il pourra ainsi étudier différents facteurs dont les risques associés à cette technologie. « Changer la température de l’eau souterraine pourrait entraîner des réactions chimiques qui réduiraient l’efficacité du système. On veut aussi savoir si ça peut favoriser la croissance de bactéries naturellement présentes dans l’eau souterraine », conclut-il.

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