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Texas : L’image de deux policiers à cheval tirant un homme noir avec une corde suscite l’indignation

texas cheval corde

Un cliché qui rappelle un autre temps, celui de l'esclavage. | © Capture d'écran Twitter.

Société

« Nous comprenons que cette manière d’agir ait été perçue de manière négative, et nous pensons qu’il est on ne peut plus nécessaire que d’arrêter d’employer cette technique », a déclaré la police dans un communiqué.

Une image à peine croyable qui rappelle des heures bien sombres. Ce samedi, une photo devenue virale a été prise à Galveston, petite ville portuaire du Texas. On y voit un homme de couleur, les mains attachées et tenu par une corde. À l’autre bout de celle-ci, un policier à cheval le mène tel un cowboy.

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« Horrible et inacceptable »

Une pratique d’un autre temps qui a suscité l’émoi outre-Atlantique. Twitter s’est en effet déchaîné, rien de plus normal. « Déshumanisant », « Horrible et inacceptable », « Ils aimeraient pouvoir nous remettre des chaînes », pouvait-on lire sur Twitter en réponse au cliché.

Rapporté par l’ensemble des médias américains dont Vice, les faits voient Donald Neely, 43 ans et bien connu des services de police, venant d’être pris en flagrant délit d’intrusion sur une propriété dont il avait déjà été banni. Les services de police de Galveston ont expliqué avoir utilisé cette technique pour ramener le suspect là où le reste de la patrouille était stationnée, huit croisements de rues plus loin. Le communiqué de presse ajoute que l’homme n’était pas attaché avec la corde, mais que celle-ci était en réalité nouée aux menottes passées aux poignets de Donald Neely. L’homme a depuis été libéré de garde à vue, après paiement de sa caution.

Vague d’indignation

Le commissaire de Galveston a déclaré au Houston Chronicle, l’un des principaux journaux texans : « Avant toute chose, je dois m’excuser auprès de monsieur Neely pour cet embarras qui n’était vraiment pas nécessaire. » Des excuses qui n’effaceront pas une réalité qui fait froid dans le dos. Et ne calmeront sans doute pas l’indignation provoquée par le cliché.

« C’est une scène qui suscite de la colère, du dégoût et des questions au sein de la communauté », a notamment réagi Adrienne Bell, candidate démocrate au Sénat du Texas, l’une des premières personnalités à relayer le cliché. « Des mesures rapides sont nécessaires pour s’assurer que personne ne soit plus jamais rabaissé ainsi, et que les procédures d’arrestation soient justes, équitables et humaines ».

Président d’une association locale luttant pour l’égalité et les droits civiques, Leon Philips a réagi aux propos du policier en affirmant que la même chose « ne se serait jamais passée si le suspect avait été blanc ».

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« Tout ce que je sais, c’est qu’il y a deux officiers blancs à cheval, et un homme noir à pied qui marche avec eux dans la rue, les mains attachées dans le dos et à une corde. Et cela ne fait aucunement sens. Point », a-t-il ajouté.

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