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Les Américains s’indignent du changement du poème de la statue de la Liberté par un responsable de l’immigration

statue de la liberté

« Le Nouveau Colosse », inscrit sur la statue de la Liberté, est devenu un symbole historique de l'accueil des immigrés et des plus démunis aux États-Unis. | © Flickr / Celso FLORES

Société

Ken Cuccinelli a détourné le poème inscrit au pied de la statue de la Liberté, défendant la politique migratoire menée par Trump. De nombreux internautes et dessinateurs se sont indignés de cette déclaration.

 

La sortie du directeur des services américains de l’immigration a fait beaucoup parler de l’autre côté de l’Atlantique. Ken Cuccinelli a détourné le célèbre poème « Le Nouveau Colosse », inscrit sur la statue de la Liberté, pour défendre la politique migratoire du gouvernement Trump, critiquée pour son manque d’humanisme. Ce poème d’Emma Lazarus, gravé sur une plaque à l’intérieur du socle de la statue, est devenu un symbole historique de l’accueil des immigrés et des plus démunis aux États-Unis, sur lequel le pays s’est développé au 19e siècle.

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« Envoyez-moi vos fatigués, vos pauvres qui sont autosuffisants et ne deviendront pas une charge publique », a déclamé, ironiquement, Ken Cuccinelli sur la radio nationale NPR. Un journaliste lui avait demandé si le célèbre poème faisait bien partie du rêve américain, alors que le gouvernement Trump a annoncé lundi une nouvelle offensive contre les migrants, visant cette fois ceux qui dépendent de l’aide sociale.

Dans le sonnet original, la poétesse Emma Lazarus écrivait en 1883 : « Envoyez-moi vos fatigués, vos pauvres / Envoyez-moi vos cohortes qui aspirent à vivre libres / Les rebuts de vos rivages surpeuplés ».

Selon les nouvelles règles annoncées lundi par le gouvernement républicain de Donald Trump, les migrants bénéficiant de prestations sociales, comme des soins subventionnés ou une allocation logement, risquent de se voir désormais refuser la nationalité américaine.

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Une déclaration qui passe mal

Le détournement de Ken Cuccinelli a indigné non seulement les responsables de l’opposition démocrate, mais également de nombreux commentateurs politiques et internautes. « Nos valeurs sont gravées dans la roche de la statue de la Liberté. Elles ne seront pas remplacées. Et je me battrai pour ces valeurs et nos communautés d’immigrés », a ainsi tweeté la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, prétendante à la Maison Blanche en 2020.

« Je vais vous dire quelque chose : les États-Unis resteront toujours un endroit d’accueil pour les immigrés et les réfugiés, quel que soit l’argent dont ils disposent », a renchéri la sénatrice Kamala Harris, également candidate à la primaire démocrate. M. Cuccinelli s’est ensuite défendu sur CNN : « Je ne réécris pas le poème. Je présente notre politique ». Cependant, pour de nombreux internautes, cette déclaration ne passe pas et inspire de nombreux dessinateurs.

« Tant qu’on accepte les mises à jour du poème de la Statue de la Liberté, j’en ai un : Donnez-mois vos fatigués, vos pauvres. Et en échange, nous vous donnerons Ken Cuccinelli. »

« Ce soir est le bon moment pour partager cette photo que j’ai prise il y a quelques années. Au loin, vous pouvez voir la Statue de la Liberté qui rappelle que nous sommes une nation d’immigrants. »
On peut lire sur la photo : « Partout, les immigrants ont enrichi et renforcé la structure de la vie américaine. »


On peut lire sur l’image : « Envoyez-moi vos riches, vos fortunés, les personnes de la haute société. »

« Une réplique sera envoyée à la frontière sud comme symbole de ce que l’Amérique représente pour ce gouvernement. »

On peut lire sur l’image : « Vous êtes sur la liste ? »

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