Paris Match Belgique

#Thatsharassment : La campagne percutante d’un ex-Friends contre le harcèlement sexuel

Vidéo Société

Dans une série de six vidéos entre malaise et écœurement, David Schwimmer et la réalisatrice Sigal Alvin dressent un autre portrait du harcèlement sexuel.

 

C’est rarement aussi direct – mais tout aussi révoltant – qu’une main aux fesses non désirée. Ça prend la forme d’une blague, de « félicitations », d’un test. Ça se joue des conventions et du consentement, pour s’insinuer doucement. Ce que c’est en réalité, c’est du harcèlement sexuel. Et il suffit d’une parole, d’un geste, pour que tout change.

Dans une campagne de six vidéos, David Schwimmer, l’ancien Ross de Friends, taggue sur fond noir « #Thatsharassment ». Elles s’intitulent « l’acteur », « le médecin », « le patron », « le photographe » et « le politicien » et mettent en scène six hommes, a priori inoffensifs, voire même parfois bienveillants, qui profitent de leur position pour asseoir une relation de domination sur leur victime – une costumière, une patiente, une employée, un mannequin et une journaliste.

En décembre 2016, la réalisatrice israélo-américaine Sigal Avin, une amie de David Schwimmer, a écrit et réalisé cinq court-métrages illustrant le harcèlement sexuel. Chaque histoire était basée sur une histoire authentique.

En janvier dernier, après une diffusion en Israël, elle s’est associée avec l’ex-Ross pour leur donner une seconde vie aux États-Unis.

Je voulais vraiment voir ce qu’était le harcèlement sexuel, au lieu d’en entendre parler.

Quatre épisodes originaux ont été adaptés et deux nouveaux ont été écrits. Dans cette série, certains acteurs célèbres du petit écran – Cynthia Nixon, Michael Kelly, Emmy Rossum, Cristela Alonzo, et David Schwimmer lui-même – endossent ainsi soit le rôle de bourreau, soit celui de victime, avec toujours beaucoup de justesse. Car la frontière franchie est subtile et pourtant bel et bien présente.

Lire aussi > Viol : une affaire d’incompréhension et d’idées fausses

« J’ai réalisé que je voulais vraiment voir ce qu’était le harcèlement sexuel, au lieu d’en entendre parler ou de lire à son propos tout le temps », raconte Sigal Avin à Cosmopolitan, qui a donné une exposition toute particulière au projet américain. « Il n’y avait rien dessus, tout était beaucoup plus violent, ou irréel, mais il  n’y avait rien qui montrait cette zone grise du harcèlement sexuel ».

CIM Internet