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Non, le rêve n’est pas une fabulation produite au réveil

Des chercheurs ont réussi à prédire la présence ou l'absence de rêve. | © Flickr

Société

Les rêves recrutent les mêmes zones cérébrales que lorsqu’on est réveillé, rapportent des chercheurs lausannois dans la revue Nature Neuroscience. Ils sont parvenus à prédire la présence ou l’absence de rêves en fonction de l’activité de certaines zones cérébrales.

Le rêve est une forme de conscience particulière. Au cours d’une nuit de sommeil, la conscience varie fortement : elle peut être absente, ou présente sous forme de pensées, d’images ou de rêves. Ce qui détermine ces changements de conscience reste toutefois mystérieux. S’il est vrai que la plupart des rêves surviennent en sommeil paradoxal (REM), quand l’activité cérébrale est très rapide, on sait maintenant qu’on peut rêver et avoir des expériences aussi en sommeil non-REM, quand l’activité cérébrale est très lente.

De plus, même en sommeil REM, il arrive que les sujets ne rapportent pas de rêves. Les chercheurs ont pu observer qu’indépendamment du stade du sommeil, les expériences et les rêves survenaient quand une zone postérieure du cerveau -que les scientifiques ont appelée « posterior cortical hot zone »- était active. Cela explique selon eux que les rêves puissent survenir dans des stades du sommeil différents, pourvu que cette zone soit active, et indépendamment de l’activité dans le reste du cerveau.

Présence ou absence de rêve

Dans une deuxième expérience, en suivant l’activation dans cette zone du cerveau en temps réel, ils ont réussi à prédire la présence ou l’absence de rêves avec une précision de presque 90%.

Finalement, ils ont pu observer que les zones cérébrales qui étaient activées quand les sujets rêvaient de certains contenus (visages, mouvements, langage, aspects spatiaux, pensées) étaient très similaires aux zones qui s’activent en veille lorsqu’on perçoit ces mêmes contenus.

(Avec Belga)

Mots-clés:
étude rêve réalité
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