Paris Match Belgique

Cette enseignante texane contacte Trump pour déporter des élèves hispaniques (et se fait virer)

enseigante texas

Georgia Clark. | © Capture d'écran Twitter / @_SJPeace_.

Société

Un conseil scolaire du Texas a décidé de renvoyer Georgia Clark, qui a tenté d’écrire au président Trump pour que son école se débarasse de supposés immigrants clandestins.

C’est une histoire à peine croyable que l’Amérique a vu se dévoiler cette semaine, et une occasion de mettre un visage sur le racisme qui gangrène le pays au quotidien. Georgia Clark, ancienne enseignante d’anglais au collège de Fort Worth au Texas, a fait la une des journaux cette année lorsque le Washington Post a rendu publiques les captures d’écran de ses tweets.

Lire aussi > La détention illimitée d’enfants migrants, bientôt possible aux États-Unis

Dans ceux-ci, l’enseignante alerte le président sur la possible présence d’enfants immigrés dans l’établissement. Un comportement qui a mené le conseil de l’école à se séparer de Georgia Clark pour « comportement inapproprié enfreignant les règlements du district ». Le district a voté à l’unanimité mardi de la congédier, selon The Hill, confirmant une décision prise en juin.

« Tout ce que vous pouvez faire pour éliminer les illégaux de Fort Worth serait grandement apprécié »

Dans ses tweets, on pouvait ainsi lire des dénonciations telles que « Monsieur le Président, le district scolaire indépendant de Fort Worth est rempli d’élèves clandestins du Mexique » et « tout ce que vous pouvez faire pour éliminer les illégaux de Fort Worth serait grandement apprécié ». Et ce n’était pas la première fois que Clark affichait un comportement raciste envers les étudiants issus de minorités, selon le Post.

Il est reporté que, le mois dernier, alors qu’un étudiant a demandé à aller aux toilettes, Clark a sommé l’étudiant de montrer ses papiers pour prouver qu’il n’était pas en situation illégale. Georgia Clark a réfuté ces allégations face aux enquêteurs.

(Cette raciste est Georgia Clark / Une enseignante du Texas qui a tenté de contacté Trump pour que des étudiants hispaniques soient déportés / Elle a été licienciée / Partagez ce visage pour qu’il n’enseigne dans aucune école du pays)

Cet été, l’organisation Human Rights Watch publiait un rapport sur les conditions de détention des migrants, et en particulier des enfants, dans les prisons frontalières américaines et exhortait le congrès américain à mettre fin « aux conditions abusives de détention ». Depuis plusieurs mois, la frontière mexicaine connaît un afflux massif de migrants, avec 144 000 personnes arrêtées par la police rien qu’au mois de mai. Le 7 juillet, le président républicain Donald Trump déclarait vouloir ouvrir certains des centres de détention – critiqués pour leur surpopulation – à la presse.

Lire aussi > Comparer les migrants à des criminels : La vidéo de Donald Trump fait polémique

Fin août, les autorités américaines annoncaient leur intention de durcir la politique d’immigration clandestine en instaurant une nouvelle loi qui permettrait aux autorités fédérales de retenir les détenus mineurs et leurs familles pour une durée indéterminée (et illimitée).

CIM Internet