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Attaque chimique en Syrie : L’utilisation du sarin confirmée, Poutine parle d’un complot contre Bachar al-Assad

L'opinion publique a réagit de manière très intense à l'attaque à l'arme chimique de la semaine dernière, organisant des manifestations dans plusieurs villes à travers le monde. | © AFP PHOTO / Dimitar DILKOFF

Société

L’enquête liée à l’attaque chimique perpétrée en Syrie a permis de prouver la présence de sarin. Vladimir Poutine met en garde contre de nouvelles attaques pour faire accuser Bachar al-Assad.

 

Des analyses effectuées sur des blessés ont permis de confirmer que du sarin, un puissant agent neurotoxique, avait bien été utilisé lors d’une attaque qui a fait des dizaines de morts la semaine dernière en Syrie, a affirmé mardi le ministre turc de la Santé. Après des analyses de sang et d’urine prélevés sur des blessés soignés en Turquie, « il a été établi que du gaz sarin avait été utilisé » lors de cette attaque dans le nord-ouest de la Syrie, a déclaré Recep Akdag, cité par l’agence de presse progouvernementale Anadolu.

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Des médecins arrivés sur place après l’attaque avaient relevé des symptômes concordants avec l’utilisation d’un agent neurotoxique. Les images montraient des victimes agoniser par asphyxie, certaines d’entre elles avec de la mousse au coin des lèvres. Au moins 31 personnes blessées lors de cette attaque survenue mardi dernier ont été soignées en Turquie, pays qui partage avec la Syrie une frontière longue de plus de 900 km. Trois patients sont morts en Turquie, où leurs corps ont été autopsiés.

En août 2013, le régime avait été accusé d’avoir utilisé du gaz sarin dans une attaque contre deux secteurs rebelles en périphérie de Damas qui avait fait des centaines de morts. Le régime syrien et son principal soutien, la Russie, rejettent catégoriquement ces accusations. En réaction à l’attaque chimique de Khan Cheikhoun, les Etats-Unis ont bombardé une base aérienne de l’armée syrienne. La Turquie, ancienne alliée du régime de Damas, soutient depuis 2011 l’opposition qui cherche à renverser Bachar al-Assad.

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©EPA/SERGEI CHIRIKOV – Bachar al-Assad et Vladimir Poutine.

Mise en garde de Poutine

Selon M. Akdag, la présence d’acide isopropyl méthylphosphonique, l’un des éléments qui « signent » l’utilisation du sarin, a notamment été relevée lors de ces tests. La Turquie et plusieurs pays occidentaux ont désigné le régime de Bachar al-Assad comme le responsable de cette attaque présumée chimique à Khan Cheikhoun, petite ville de la province rebelle d’Idleb (nord-ouest de la Syrie), qui a fait 87 morts, dont des dizaines d’enfants.

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De son côté, le président russe Vladimir Poutine a mis en garde mardi contre des « provocations » à l’arme chimique qui seraient selon lui en préparation en Syrie afin de mettre en cause Bachar al-Assad. « Nous avons des informations de plusieurs sources indiquant que de telles provocations — je ne peux pas les qualifier autrement — se préparent également dans d’autres régions de Syrie, y compris dans les banlieues sud de Damas », a affirmé Poutine.

Avec Belga

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