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Les stratégies pour trouver le trône le plus propre des toilettes publiques

Selon le docteur Mehmet Oz, esquiver le premier cabinet des WC publics est une erreur. | © Flickr - Guido Menato

Société

Opter pour le cabinet le plus propre des toilettes publiques relève parfois d’une véritable stratégie. Le choix se porte d’ailleurs souvent sur le dernier WC. Mais selon une étude menée par l’Université de Columbia, éviter la première toilette est une erreur. 

Au travail, au restaurant, ou dans un aéroport, il n’est pas rare d’hésiter avant de choisir le cabinet des WC publics qui semble le plus convenable. Pour éviter les bactéries laissées par les prédécesseurs et retrouver un peu d’intimité, les femmes sont d’ailleurs plus sélectives que les hommes.

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Selon un article du New York Times, Monsieur aura plutôt tendance à choisir le premier refuge disponible, alors que Madame se précipitera vers la toilette la plus éloignée de la porte d’entrée. Toutefois, pour le docteur Mehmet Oz de l’Université de Columbia, esquiver le premier cabinet n’est pas la meilleure option.

Petite commission stratégique

Sur le site Sharecare, les utilisateurs posent leurs questions et reçoivent les réponses de professionnels de la santé. Savoir quel WC était le plus propre devenant une préoccupation récurrente, Mehmet Oz a mené son enquête. « Les gens ont tendance à sauter la première cabine pour en choisir une un peu plus loin de la porte afin d’avoir un peu plus d’intimité. Du coup, la première toilette est moins souvent utilisée que les autres et elle contient le niveau le plus bas de bactérie. Au lieu de sauter la première cabine, choisissez-la pour éviter d’éventuelles infections », décrypte le docteur Mehmet Oz interrogé par The Independent.

Une question reste toutefois en suspens : si trop d’utilisateurs de toilettes publiques lisent ces conseils, la répartition des bactéries entre les cabines sera-t-elle à terme modifiée ?

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WCassap : l’appli pour évaluer la toilette la plus proche et propre

En Belgique, environ une personne sur 400 souffre d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI). Le principal symptôme ? L’envie pressante de se soulager. Devoir utiliser les toilettes publiques peut dès lors s’avérer être un véritable calvaire. Partant de ce constat, deux associations (Crohn en Colitis ulcerosa Vereniging et l’Association Crohn-RCUH) ont développé l’application mobile « WC Asapp », lancée en février 2016. Véritable révolution pour les maniaques des WC publics, cet outil permet de localiser en Belgique les toilettes accessibles et de les « évaluer » en fonction de leur propreté.

Les toilettes publiques : une objet d’étude récurrent

Les toilettes publiques ont déjà fait l’objet de nombreuses études scientifiques. En 2012, l’Université de Londres avait ainsi étudié le comportement des hommes devant les urinoirs. Résultats : ils évitent à tout prix de choisir un urinoir proche d’un qui est déjà utilisé, et surtout ils se font le plus discrets possible. Le docteur Gerba, microbiologiste et professeur à l’Université d’Arizona, a quant à lui déjà étudié la quantité de papier toilette utilisée lors de chaque visite aux toilettes en fonction du sexe et a constaté que les femmes en utilisaient trois fois plus que les hommes.

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Et si pour beaucoup d’utilisateurs, il est inconcevable de poser son postérieur sur la lunette des toilettes, Charles Gerba précise qu’il y a deux cents fois plus de bactéries sur votre bureau de travail. Plus besoin de rester en équilibre au dessus du trône, même les poignées de porte des toilettes sont plus contaminantes que les battants.

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