Paris Match Belgique

L’interview surréaliste de Nadine Trintignant à propos de Roman Polanski sur BFMTV

Nadine Trintignant sur le plateau de BFM TV, défendant Roman Polanski

Nadine Trintignant sur le plateau de BFM TV, défendant Roman Polanski. | © Capture d'écran BFMTV

Société

La réalisatrice est venue défendre Roman Polanski sur le plateau de BFMTV, et ses arguments sont surprenants.

 

Il y a des jours où on ferait mieux de ne pas regarder la télé. C’est en tout cas se qu’ont dû se dire de nombreux téléspectateurs en regardant BFMTV ce matin. Invitée sur le plateau de « Le Live BFM », Nadine Trintignant n’a pas hésité à qualifier Roman Polanski de victime. Il y a quelques jours, une photographe française accusait le réalisateur de l’avoir violée en 1975.

Lire aussi > Une Française accuse Roman Polanski de l’avoir violée

« C’est un immense metteur en scène, un homme intelligent. Il a fait une chose grave il y a de cela 44 ans. En 44 ans, il y a eu des milliers de femmes violées et on ne connaît pas le nom des hommes qui ont fait cette mauvaise action. On les laisse tranquille parce qu’ils s’appellent Dupont ou Durand, ils sont commerçants » tente d’excuser la réalisatrice. Selon elle, Roman Polanski serait « victime de son nom ». Des propos qui sont d’autant plus étonnants quand on sait que sa fille Marie Trintignant a été tuée sous les coups de son compagnon Bertrand Cantat en 2003, et que Nadine Trintignant milite depuis contre le chanteur et son retour sur scène.

L’interview continue face à un journaliste, Thomas Misrachi, qui semble quelque peu interloqué. Nadine Trintignant sort alors un nouvel argument pour défendre le réalisateur : « Sa femme est d’une grande beauté, il n’a pas besoin d’aller chercher ailleurs ». Elle ajoute également qu’elle aurait « plutôt tendance à le croire lui ». Elle n’hésite pas non plus à faire un lien avec l’antisémitisme, déclarant : « je trouve très grave de l’embêter en ce moment où il y a une remontée de l’antisémitisme en Europe, le jour de la sortie d’un film sur Dreyfus ».

Des propos qui ne passent pas

Ces propos ont vivement fait réagir la toile qui s’offusque aussi bien de la banalisation du viol, que de l’hypocrisie en rapport avec le meurtre de Marie Trintignant.

 

View this post on Instagram

 

RDV le 23 novembre à 14h, place de l’Opéra à Paris pour dire Stop aux violences sexuelles.

A post shared by NousToutes (@noustoutesorg) on

CIM Internet