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Soudan du Sud : la crainte d’un nouveau génocide

Une lutte de pouvoir entre les Nurer et les Dinka mène le pays au chaos depuis 2013. | © AFP PHOTO / ALBERT GONZALEZ FARRAN

Société

Les Nations unies ont une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme ce mercredi 19 avril après le déclenchement de nouvelles violences au Sud-Soudan.

Le coordinateur de l’ONU pour l’aide humanitaire dans le pays, Eugene Owusu, a appelé à mettre fin à cette situation. À côté des agressions sexuelles commises par des membres de groupes armés, les cas d’incitation à la haine à motivations ethniques ont également augmenté, a indiqué M. Owusu depuis la capitale Juba. « Les armes doivent se taire », a-t-il exigé.

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Lutte de pouvoir

Des violences ont éclaté ces dernières semaines dans différentes régions du pays. Les partisans du chef des rebelles Riek Machar et ceux du président Salva Kiir sont les principales forces impliquées dans le conflit. D’autres milices armées sont également actives dans différentes régions. Ces groupes sont constitués sur base ethnique. L’ancien vice-président Machar appartient au groupe des Nurer. M. Kiir est un Dinka. Une lutte de pouvoir entre ces deux camps a mené le pays au chaos depuis 2013.

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Depuis lors, des dizaines de milliers de personnes sont mortes et plus de 3,5 millions ont dû fuir. En février dernier, l’ONU a signalé que le pays était touché par la famine. Cette année, quelque 7,5 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire.

(Avec Belga)

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