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18 884 personnes fichées pour terrorisme en 2017

457 Belges sont partis combattre en Syrie ou en Irak, ou ont tenté de rejoindre ces pays | © Belga

Société

Le nombre de personnes fichées dans la banque de données de la police pour des liens avec le terrorisme s’élève à 18 884 en 2017, contre 1 875 en 2010, rapporte La Dernière Heure sur base des chiffres du ministre de l’Intérieur.

Les raisons de ces inscriptions dans la BNG sont très larges puisqu’on retrouve dans ce nombre aussi bien des gens liés à des attentats que des personnes en possession d’un ordinateur dans lequel la littérature de Daesh a été retrouvée. Le nombre de personnes enregistrées dans la BNG pour comportement en lien avec une radicalisation violente s’élève quant à lui à 2 248. Les lois sur le terrorisme ont été revues dans le sillage des attentats de Paris et les faits incriminés ont été élargis. Le nombre de personnes enregistrées pour tout type de motif dans la BNG est lui aussi considérable puisqu’il s’élève à 2,221 millions.

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457 Belges partis en Syrie ou en Irak

Selon les derniers chiffres rendus publics par l’OCAM, en juillet dernier, 457 Belges sont partis combattre en Syrie ou en Irak, ou ont tenté de rejoindre ces pays. Ainsi que l’avait rapporté à l’époque la RTBF, début 2016, la Belgique comptabilisait 451 combattants syriens. Sur les 266 combattants qui se trouvent en ce moment en Syrie ou en Irak, dont 51 femmes et 38 mineurs belges, 90 auraient été tués sur le front, selon VTM, bien qu’il n’y ait aucune confirmation officielle de ce dernier chiffre.

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La prison dès le retour

Toujours selon l’OCAM, 35 enfants belges séjourneraient dans le califat, où ils ont été emmenés par leurs parents. Mais ils seraient probablement 80 aujourd’hui, de nombreux enfants de combattants ayant en effet venu le jour, ainsi que le soulige Mediahuis. Comme il n’y a pas d’acte de naissance, ils n’ont pas pu être inscrits par l’État belge. D’autant que le retour annoncé de certains de ses combattants en Belgique pose la question de l’avenir de leurs enfants. « Tous les combattants belges en Syrie sont fichés internationalement et vont donc en principe directement en prison à leur retour » a expliqué le porte-parole de M. Jambon. « Un juge de la jeunesse se prononcera sur le cas de leurs enfants, en fonction de la situation ». Mon fils, ma bataille : un combat qui semble perdu d’avance pour les recrues de l’EI.

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