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Aung San Suu Kyi nie toute « intention génocidaire » contre les Rohingyas

Aung San Suu Kyi nie toute "intention génocidaire" contre les Rohingyas

Aung San Suu Kyi, le 11 décembre 2019. | © Koen Van WEEL / ANP / AFP

Société

Prix Nobel de la paix en 1991, Aung San Suu Kyi est fortement critiquée pour son inaction face aux massacres qui visent les Rohingyas. Depuis août 2017, plus de 740 000 Rohingyas ont fui la Birmanie pour se réfugier au Bangladesh.

 

L’ancienne icône de la démocratie Aung San Suu Kyi a nié mercredi devant la Cour internationale de justice (CIJ) toute « intention génocidaire ». Elle s’exprimait en lien aux exactions commises contre la minorité musulmane rohingya en Birmanie. La cheffe de facto du gouvernement birman a admis que l’armée avait peut-être utilisé une « force disproportionnée« , mais cela ne prouve pas qu’elle avait eu l’intention d’exterminer le peuple rohingya, a-t-elle estimé.

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« Certainement dans les circonstances, l’intention génocidaire ne peut pas être la seule hypothèse », a ajouté la lauréate du prix Nobel de la paix en 1991, lors d’une audience à laquelle elle assiste pour défendre la Birmanie accusée de génocide par plusieurs pays musulmans. La veille, elle avait assisté aux appels de la Gambie pour que la Birmanie « cesse le génocide » contre la minorité rohingya, au premier jour d’audiences devant la Cour qui siège à La Haye. « Malheureusement, la Gambie a présenté à la Cour un tableau trompeur et incomplet de la situation dans l’État de Rakhine », a-t-elle rétorqué.

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Camp de réfugiés de Rohingya à Ukhia au Bangladesh
Camp de réfugiés de Rohingya à Ukhia au Bangladesh, le 22 juillet 2019. © MUNIR UZ ZAMAN / AFP

740 000 Rohingyas réfugiés au Bangladesh

Aung San Suu Kyi est à la tête de la délégation birmane devant la CIJ. Elle mène là elle-même la défense de son pays, à majorité bouddhiste, mis en cause par la Gambie pour les massacres et persécutions contre la minorité musulmane des Rohingyas. Depuis août 2017, quelque 740 000 Rohingyas se sont réfugiés au Bangladesh pour fuir les exactions de l’armée birmane et de milices bouddhistes, qualifiées de « génocide » par des enquêteurs de l’ONU.

La Gambie, mandatée par les 57 États membres de l’Organisation de la coopération islamique, estime que la Birmanie a violé la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, un traité de droit international approuvé en 1948. Quelque 250 sympathisants de la dirigeante birmane étaient rassemblés devant le Palais de la Paix.

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Avec Belga

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