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« Diantre, lave-toi donc la bouche, tu parles comme un houlier »

"Cachez cette insulte que je ne saurais entendre" | © Belga

Société

Au gré des réformes de l’orthographe et de la longue descente de la langue française vers le langage sms, les insultes se sont aussi faites plus vulgaires que jamais. Petit précis de vieux françois pour jurer sans perdre sa dignité. 

S’il est désormais commun de proférer des jurons ayant pour points communs d’être d’une extrême grossièreté et d’être fortement orientés (en quatre lettres, travailleuse du sexe), fût un temps où le langage était plus fleuri et où les insultes avaient au moins le mérite de faire preuve d’originalité. La preuve par dix.

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« Seule avec deux galants ? Mazette, une vraie cordelière ! » – Belga

* Orchidoclaste : « Qui brise les testicules ». Terme humoristique dérivé du grec pour désigner une personne énervante, agaçante.  

* Coprolithe : Excrément fossilisé. Juron utilisé par les trolls dans les romans de Terry Pratchett.

* Houlier : Maquereau, homme qui fréquente les milieux de prostitution. Se dit aussi de manière plus générale de quelqu’un qui vit dans la débauche.   

* Bordelière : Dérivé de bordel, femme débauchée qui fréquente les milieux de luxure. 

* Nodocéphale : Littéralement « tête de noeud ».  

* Coquefredouille : « Coq qui fredouille », apparenté à frétiller. Se dit d’un pauvre diable, une personne ridicule.

* Philistin : Défini à l’origine comme un esclave de la mode et de son apparence. Peut également désigner une personne inculte. 

* Gargouilleux : Quelqu’un de si laid qu’il ressemble à une gargouille.

* Chatron : Désigne un eunuque ou quelqu’un qui n’a plus ses parties génitales.

Et surtout, garder en mémoire les mots immortels de Victor Hugo : « la bêtise et la brutalité n’outragent pas, l’insulte intelligente est la seule insulte ».

Mots-clés:
orthographe réforme
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