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Face aux résultats du premier tour de la présidentielle, la colère des mouvements anti-fascistes

Une quarantaine d'actions rassemblant environ 2 000 personnes au total, ont également été recensées en province (Lyon, Bordeaux, Grenoble, Rouen, Toulouse, Rennes, Nantes). | © ©Yann Renoult/Wostok Press/Maxppp France, Paris 23/04/2017.

Société

À Paris, des heurts ont opposé plusieurs centaines de manifestants s’affirmant « antifascistes » à la police, au soir du premier tour de la présidentielle qui a vu Marine Le Pen et Emmanuel Macron se qualifier pour le second tour.

À l’appel de mouvements se déclarant « antifascistes », qui entendaient organiser une « nuit des barricades », quelque 300 manifestants s’étaient réunis à Paris avant les premières estimations des résultats du premier tour de la présidentielle. Un organisateur au micro a appelé tout le monde à venir manifester « contre Marine et contre Macron ».

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Tous les principaux candidats, Macron, Fillon, Le Pen, ne sont là que pour perpétuer le règne de l’oligarchie qui confisque le pouvoir et vole les richesses au peuple. Ils n’ont aucune légitimité, il y a donc une crise de représentativité grave en France.

Pétards et cocktails molotov

Les forces de l’ordre ont chargé les manifestants qui avaient pris position sur le rond-point de la place de la Bastille, a constaté un journaliste de l’AFP. Ils ont essuyé des jets de bouteilles et de pétards de la part des jeunes, dont certains cagoulés et souvent vêtus de noir.

©Yann Renoult/Wostok Press/Maxppp. France, Paris, 23/04/2017. Manifestation sauvage contre le premier tour des élections présidentielles à Paris. Des heurts ont éclaté entre les forces de l’ordre et les manifestants.

Une source policière a fait état de quelques jets de projectiles vers les forces de l’ordre. Les pompiers ont dit à l’AFP avoir pris en charge deux blessés : un jeune adulte qui présente un trauma facial, ainsi qu’une jeune fille mineure en « urgence relative » avec des plaies au visage et au cou.

D’autres manifestations à Rennes et à Nantes

À Rennes, une centaine de manifestants se revendiquant également du mouvement antifasciste ont défilé dans le centre-ville, sans que des affrontements avec les forces de l’ordre soit rapportés.

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À Nantes, plusieurs personnes ont marché en scandant des slogans hostiles à Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Le cortège a été dispersé par les forces de l’ordre vers 22h. Des cocktails molotov ont été lancé contre un grand magasin, tandis que des vitrines d’agences bancaires ont été saccagées.

Près de 150 interpellations à Paris

À Paris, vingt-neuf personnes ont été placées en garde à vue à l’issue de ces manifestation « antifascistes ». Près de 150 personnes avaient dans un premier temps été interpellées, a indiqué la préfecture de police de la ville de Paris, ce lundi 24 avril.

©Yann Renoult/Wostok Press/Maxppp. France, Paris, 23/04/2017.

Plusieurs blessés

Six policiers et trois manifestants ont été légèrement blessés, rapporte l’AFP sur base d’informations émanant de la préfecture de police.

Une quarantaine d’actions, rassemblant environ 2 000 personnes au total, ont également été recensées en province (Lyon, Bordeaux, Grenoble, Rouen, Toulouse, Rennes, Nantes), selon une source policière, les plus importantes réunissant 300 personnes à Nantes et 250 à Toulouse, indique l’AFP. Des dégradations ont été commises dans ces deux villes. Quelques interpellations ont été enregistrées à Nantes et Bordeaux.

©Yann Renoult/Wostok Press/Maxppp. France, Paris, 23/04/2017.

(Avec Belga)

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