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2019, c’est aussi la fin d’une « décennie mortelle » pour les enfants

Les enfants victimes des conflits

L'Unicef se bat pour que les enfants puissent vivre une véritable vie d'enfants. | © Eric Ward/Unsplash

Société

Ces 10 dernières années, l’Unicef a enregistré l’équivalent de 45 violations graves contre des enfants, par jour.

 

Depuis le début de la décennie, l’Unicef, l’organisme qui défend les droits des enfants à travers le monde, a recensé environ 170 000 violations grave à l’encontre des enfants. L’organisation recense six violations graves, à savoir : tuer et mutiler des enfants, les recruter et les utiliser dans des groupes armés, leur faire subir des violences sexuelles, perpétrer des attaques contre des écoles ou des hôpitaux, enlever des enfants ou encore leur refuser l’accès à des soins humanitaires. Cela représente l’équivalent de 45 violations par jour et rend cette dernière décennie particulièrement mortelle pour les plus jeunes, qui se retrouvent prisonniers des conflits armés qui font rage à travers le monde.

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D’après l’Unicef, le nombre de pays en conflit n’a jamais été aussi élevé depuis l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant en 1989. Tués, mutilés, ou contraints de quitter leur maison, les enfants sont les victimes parfois oubliées des guerres. « Les conflits dans le monde durent plus longtemps, versent plus de sang et prennent davantage de jeunes vies », a déclaré Henrietta Fore, la directrice générale de l’Unicef. « Les attaques contre les enfants se poursuivent sans relâche alors que les belligérants bafouent l’une des règles de guerre les plus élémentaires : la protection des enfants. Pour chaque acte de violence contre les enfants qui fait la Une des journaux et des cris d’indignation, il y en a beaucoup d’autres qui ne sont pas signalés », déplore-t-il. 

Des enfants ont perdu leur jambe pendant la guerre
Des enfants afghans ont perdu leur jambe après l’explosion d’une roquette non explosées. ©Belga/AFP

Rien qu’en 2018, plus de 12 000 enfants ont été tués. En cause ? Les frappes aériennes, bien sûr. Mais également l’utilisation d’armes explosives telles que des mines, des mortiers, des tirs de roquettes ou des bombardements. En tout, cette année-là, l’Unicef a compté environ 24 000 violations graves des droits des enfants. Un nombre plus de deux fois et demie plus élevé qu’en 2010, même s’il faut prendre en compte le renforcement de la surveillance et de la notification des chiffres ces dernières années.

Malheureusement, le nombre de jeunes victimes ne fait qu’augmenter. En 2019, rien que pendant le premier semestre de l’année, l’ONU a vérifié plus de 10 000 violations de ce type contre des enfants. « Bien que les chiffres réels soient probablement beaucoup plus élevés », souligne encore l’Unicef qui recense sur son site, mois par mois, les attaques perpétrées sur des enfants.

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