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Sang Hoon Degeimbre, à la rencontre des familles péruviennes avec Îles de Paix

Degeimbre au pérou avec iles de paix

Le chef namurois et son maraîcher, Benoît Blairvacq, ont découvert les actions d'Îles de Paix au Pérou. | © Iles de paix

Société

Ce week-end, Île de Paix lance sa 50e campagne.

 

Cela fait 50 ans que chaque année, dans le courant du mois de janvier, des petites têtes blondes vendent dans la rue et aux sorties des magasins des petits personnages qui s’attachent les uns aux autres : les fameux modules Îles de Paix. On les connaît tous, depuis des années, et pourtant, on ne sait pas toujours ce qui se cache derrière ces personnages. Afin d’en apprendre plus, Sang Hoon Degeimbre, le célèbre chef du restaurant étoilé L’air du Temps dans le namurois, a vécu une semaine au rythme des familles péruviennes soutenues par l’ONG. Pour se rendre compte de tous leurs points communs.

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Au début du mois de décembre, le chef et son maraîcher, Benoît Blairvacq, sont partis au Pérou à la rencontre de producteurs de la région de Huánuco, situé en plein centre du pays et à plus de 350 km au nord de Lima. Là-bas, il a rencontré des familles péruviennes soutenues par l’ONG belge Îles de Paix. « On a eu la chance de rencontrer toutes sortes de personnes. On a parlé avec des familles qui faisaient partie du programme depuis longtemps. D’autres qui en étaient sorties et des nouveaux arrivants », explique le chef étoilé. « C’était une rencontre très inspirante ».

Le chef Degeimbre n’était pas là pour piquer des idées ou des recettes mais il s’est plutôt laissé guidé par la découverte et les rencontres. « La rencontre humaine avec les agriculteurs péruviens est une très belle expérience : ils sont très fiers de la manière dont ils évoluent et cultivent des produits biologiques ». Et il se réjouit de voir que leurs conditions de vie s’améliorent par la même occasion. Car au Pérou, l’ONG travaille non seulement sur le volet production mais aussi commercialisation. Grâce à leur approche agroécologique, les familles s’alimentent mieux et ils apprennent à mieux vendre leurs produits.

Dans son restaurant de Liernu, le chef et son maraîcher cultivent eux-mêmes les légumes qui se trouvent à la carte. « Les techniques utilisées par les agriculteurs péruviens sont très impressionnantes. On sent que c’est complètement écologique et respectueux de l’environnement. Nous sommes dans la même vision des choses et dans la même manière de travailler. Nous partageons le respect de nos produits et de notre terre », explique Benoît Blairvacq.

Mais la réflexion est plus globale. Ils réfléchissent à leur consommation d’énergie, d’eau et à la manière d’irriguer leurs terres. Question de respect. « Avec tout ce qu’on entend aujourd’hui, je trouve cela important de protéger l’environnement et la nature ». Loin de répondre à un effet de mode, cela fait vingt ans que le chef fonctionne de cette façon en tentant d’améliorer ce qui peut l’être. Animés par une volonté de changement et de partage, ils cherchent à produire autrement et à sensibiliser les Belges à l’alimentation responsable. En cuisine, ce n’est pas que les produits qui sont respectés. La qualité se trouve aussi dans sa gestion des équipes. « C’est important que le côté humain soit respecté ».

Degeimbre au pérou avec iles de paix
Les familles ont fièrement fait découvrir au chef leur manière de travailler. ©Iles de paix

Les nouveautés de la campagne

Au Pérou, une même réflexion autour de la production et de l’alimentation fait son bout de chemin. Iles de Paix accompagne des centaines de familles d’agriculteurs de la région andine de Huánuco dans un processus de transition agro-écologique. Leur objectif : produire des aliments de qualité et les vendre au marché afin de mieux nourrir leurs familles et améliorer leur condition de vie.

Ce week-end, ce sont donc pas moins de 40 000 bénévoles qui se mobiliseront jusqu’au 12 janvier au profit des projets de développement en Afrique et en Amérique du Sud (Bénin, Burkina Faso, Ouganda, Pérou et Tanzanie). Deux grandes nouveautés sont lancées cette année : le sac de fruits et légumes et des BAP – Bon à planter qui permet à celui qui l’achète de soutenir la plantation d’arbres en Belgique.

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