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Les artistes belges se mobilisent contre le recrutement d’enfants soldats

Un ancien enfant soldat

Un ancien enfant soldat, impliqué dans les forces armées de la RDC, travaillant aujourd'hui au sein d'un projet pour WWF. | © ALEXIS HUGUET / AFP

Société

Le 12 février prochain, à l’occasion de la Journée Internationale de lutte contre l’utilisation des enfants soldats, l’ONG WAPA organise une grande soirée pour sensibiliser le public à cette problématique qui touche le monde entier, avec des invités de marque.

« Lorsqu’on parle d’enfants soldats, on a souvent en tête un petit garçon africain, d’une dizaine d’années et qui porte une kalachnikov. La réalité est tout autre », nous affirmait l’an dernier la co-fondatrice de WAPA, Solveig Vinamont. Garçons ou filles – les grandes oubliées des conflits armés, les enfants soldats sont malheureusement présents dans le monde entier. Ils ne sont pas forcément et uniquement utilisés comme combattants, mais aussi comme porteurs, cuisiniers, espions ou encore esclaves sexuels. C’est pourquoi le terme « enfants soldats » est souvent remplacé aujourd’hui par « enfants assimilés à des groupes armés/forces armées ». Car la problématique, encore méconnue, s’étend bien au-delà des armes.

Depuis 2013, la War-Affected People’s Association (WAPA) lutte en faveur des (ex-)enfants soldats et des victimes de conflits armés en Ouganda, au Sri Lanka, en Colombie, et bientôt au Congo. Pour sensibiliser le public à cette cause qui lui est chère, l’association organise la seconde édition de son WAPA Live, un grand événement qui rassemblera, durant deux heures au 140 à Bruxelles, des experts de la thématique et des artistes belges qui se produiront durant la soirée. Parmi les invités, on peut compter sur Nicola Testa, Great Mountain Fire, Charlotte, Ana Diaz, le jeune duo Coline et Toitoine, le chanteur Antoine qui a fait sensation à The Voice, mais aussi Pierre Kroll qui sortira ses crayons pour l’occasion.

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Nouveau défi

« Chez WAPA, nous essayons chaque année de mettre en lumière cette problématique aussi complexe qu’internationale – Près de 300 000 enfants soldats encore aujourd’hui, selon les chiffres, explique Véronique Cranenbrouck, co-fondatrice de WAPA, même si ce calcul est quasi impossible à réaliser. L’année dernière – la première édition du WAPA live – était une réussite dont nous sommes fières. Plus de 45 000 personnes ont été touchées, grâce à nos experts et aux artistes présents. Cette année, on veut faire plus, mieux… pour que la lutte contre le recrutement d’enfants soldats devienne une préoccupation nationale ! », poursuit-elle.

Le défi cette année : sensibiliser en deux heures pas moins de 100 000 personnes. Pour cela, le live sera retransmis en direct sur les réseaux sociaux, mais aussi il sera aussi accessible au public, sur place. Une première ! Les tickets sont déjà en vente, au prix de 18€. « Tous les bénéfices de la soirée du 12 février seront reversés à nos projets de réinsertion », souligne Marie Letor, responsable des évènements chez WAPA. La date n’est pas un hasard, puisqu’elle correspond à la Journée Internationale de lutte contre l’utilisation des enfants soldats.

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