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#JeSuisVictime : Depuis les César, le hashtag sur les violences sexuelles est devenu aussi viral que #Balancetonporc

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Adèle Haenel aux César le 28 février 2020. | © Franck Castel / MAXPPP.

Société

Apparu juste après la cérémonie des César, qui ont notamment récompensé le cinéaste Roman Polanski visé par plusieurs accusations de viol, le hashtag #JeSuisVictime, commun aux témoignages de femmes victimes de violences sexuelles, est devenu aussi viral que #Balancetonporc.

En six jours, ce sont 204 286 messages publiés sous le mot-clé #JeSuisVictime qui ont été publiés sur les réseaux sociaux, selon un décompte réalisé par l’outil de veille des médias sociaux Visibrain. Au total, 84 122 utilisateurs se sont exprimés sur le sujet, dont 67% de femmes et 33% d’hommes.

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Trois ans plus tôt, le hashtag #Balancetonporc avait généré un nombre comparable de tweets et publications, avec 207 588 messages pendant le même laps de temps, toujours selon Visibrain.

Libération de la parole

Le premier message reprenant le hashtag est apparu dès le lendemain de la cérémonie des César, qui s’est tenue le 28 février à Paris : « Une de plus. Une de plus dont (on) a détruit l’enfance, sa vie (…) ». Ce premier message a ensuite déclenché une vague de témoignages sur des abus sexuels.

La « honte »

En 2017 en France, la parole de milliers de femmes dénonçant harcèlement ou agressions sexuelles s’était libérée avec le hashtag #Balancetonporc, rapidement devenu viral, dans le sillage de la vague #MeToo lancé aux États-Unis par l’actrice Alyssa Milano.

Prix de la meilleure réalisation avec son film J’accuse, également récompensé des César des meilleurs costumes et de la meilleure adaptation, le réalisateur franco-polonais Roman Polanski, qui a boycotté la cérémonie, est toujours poursuivi par la justice aux États-Unis.

À l’annonce de ces récompenses, l’actrice Adèle Haenel, qui incarne un nouvel élan de #MeToo en France depuis qu’elle a accusé en novembre le réalisateur Christophe Ruggia d’attouchements répétés quand elle était adolescente, a quitté la cérémonie, en dénonçant une « honte ».

La romancière Virginie Despentes a signé lundi dans Libération une tribune pour dénoncer les récompenses remises à Roman Polanski et saluer le geste d’Adèle Haenel.

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D’autres comme Fanny Ardant ou Isabelle Huppert, ont à l’inverse critiqué la virulence qui s’est exprimée à l’égard de Roman Polanski, affirmant que « le lynchage est une forme de pornographie ».

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Nuage de hashtags créé par Visibrain. © VIsibrain.

Avec Belga

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