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À Bruxelles, les jeunes sont de plus en plus pauvres

À Bruxelles les étudiants sont de plus en plus pauvres

La situation ne fait qu'empirer depuis dix ans. | © Siora Photography/Unsplash

Société

Dans la capitale, une personne sur trois dispose d’un revenu inférieur au seuil de risque de pauvreté.

 

Un nombre croissant de jeunes adultes (entre 18 et 24 ans) se trouve en situation de pauvreté dans la capitale, selon les données du Baromètre social 2019 de l’Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale publié lundi. Ils sont ainsi de plus en plus nombreux à devoir se contenter d’un revenu d’intégration ou à ne toucher aucune allocation en tant que chômeurs.

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Le taux de risque de pauvreté reste en outre très élevé en Région bruxelloise. Il n’a d’ailleurs pas évolué en 10 ans : une personne sur trois y dispose d’un revenu inférieur au seuil de risque de pauvreté (1 187 euros pour une personne isolée, 2 572 euros pour un ménage composé de deux adultes et deux enfants).

Moins de chômage, à quel prix ?

Entre 2008 et 2018, le nombre de personnes percevant un revenu d’intégration sociale (RIS) a augmenté de façon notable, de 68%, en Région bruxelloise pour atteindre 38 681 personnes, ressort-il encore de ce Baromètre 2019. « En y ajoutant les personnes vivant avec l’équivalent au RIS (essentiellement les candidats réfugiés et les personnes ayant un droit de séjour mais non inscrites au registre de la population), pas moins de 43.433 personnes vivent avec ce revenu de dernier recours, largement inférieur au seuil du risque de pauvreté », y lit-on. Cela représentait 5,5 % de la population bruxelloise de 18-64 ans en 2018 (contre 4,2% en 2008).

Parmi les jeunes adultes (18-24 ans), l’augmentation est encore plus préoccupante, selon l’Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale. En dix ans, le nombre de jeunes bénéficiaires est passé à 13 553 personnes, soit 13,2% de l’ensemble des jeunes adultes bruxellois (contre 7,8% en 2008). Enfin, en ce qui concerne la population d’âge actif, si une baisse du nombre de demandeurs d’emploi est enregistrée mois après mois, on constate en revanche une augmentation de la part de ces personnes non indemnisées par l’Office national de l’Emploi (Onem), qui est passée de 25% en 2009 à 32% en 2019. Le phénomène est, ici aussi, encore plus marqué chez les jeunes de moins de 25 ans : de 50% en 2009 à 74% en 2019.

Avec Belga

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