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La Belgique en quarantaine : 5 questions concrètes sur les mesures inédites face au coronavirus

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Sophie Wilmès et les ministres-présidents ont présenté une série de mesures exceptionnelles. | © BELGA PHOTO / BENOIT DOPPAGNE.

Société

Face à la propagation du COVID-19, les autorités fédérales ont ordonné des mesures inédites et jamais vues dans l’histoire de la Belgique. Fermeture des écoles, discothèques, cafés, restaurants et annulation de toutes les activités récréatives, qu’elles soient sportives, culturelles ou folkloriques : des mesures fortes pour une situation de crise. La population se réveille ce vendredi avec pas mal de questions pratiques pour les semaines à venir, notre récap.

Les jeunes, ados et enfants sont-ils à l’abri du coronavirus ?

« Il y aura des ‘surprises’, les personnes âgées ne seront pas les seules concernées par les cas les plus graves. Des patients jeunes vont aussi mourir, pour des raisons que nous ne comprenons pas forcément », insiste le Pr Marc Van Ranst, virologue, à La Libre Belgique. Même si les chiffres démontrent une incidence et un taux de mortalité nettement supérieurs parmi les personnes âgées, la mortalité n’est pas non plus de 0 % chez les jeunes. Si, a priori, un jeune en bonne santé ne devrait pas faire des complications suite à cette infection, il est clair qu’on ne peut exclure des cas pour des raisons qui, à l’heure actuelle, demeurent inexpliquées.

Pourquoi les crèches restent ouvertes ?

« Il s’agit de plus petits établissements où les règles d’hygiène sont strictes et bien respectées », explique Vinciane Charlier, porte-parole du SPF Santé Publique. « Il y a donc moins de risques de contagions ». Un autre point important: la crèche ne fonctionne pas comme une école traditionnelle. « Il n’y a aucune obligation », détaille Vinciane Charlier. « Les parents ne doivent pas déposer leurs enfants à la crèche, alors que dans les établissements scolaires, c’est le cas ».

Écoles fermées : quels sont les enfants qui pourront quand même y être gardés ?

Les cours dans les écoles seront suspendus dès lundi prochain et jusqu’au 3 avril. Mais les écoles ne sont pas fermées pour autant. Un accueil sera organisé dès lundi pour encadrer les enfants qui ne pourront pas être gardés. Mais quels sont les parents autorisés à laisser leurs enfants aller à l’école ? Les enfants qui pourront se rendre à l’école sont ceux dont les parents sont enseignants ou travaillent dans les soins de santé. Des solutions devront également être trouvées dans les écoles pour les enfants dont les parents ne peuvent faire autrement que de les confier à leurs grands-parents, catégorie à risque de la maladie. Il ne s’agit cependant pas « d’une règle rigide », car il ne faut surtout « pas que les enfants se retrouvent gardés par des personnes âgées », plus sensibles que les autres à la maladie COVID-19 provoquée par le virus. Donc « les familles qui ne pourront pas s’organiser en dehors de leurs grands-parents pourront trouver une solution dans les écoles », a indiqué la Première ministre. Donc pour résumer: les cours sont suspendus, mais les écoles restent en partie ouverte pour accueillir certains enfants.

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Est-il utile de faire le plein de provisions ?

Non, non et non. Sophie Wilmès l’a répété hier soir et ce matin : « Ce n’est pas raisonnable de s’imaginer dans des situations aussi dramatiques que l’on prenne d’assaut et qu’on vide les rayonsLa solidarité doit s’exercer à tous les niveaux. Non seulement au niveau du monde politique, mais aussi au niveau du monde individuel. Si vous videz un rayon d’un stock de pâtes, ça n’est pas nécessaire et ça n’est pas totalement un esprit solidaire par rapport à votre voisin. » Pensez à la solidarité et, pas de panique, il est assuré que les stocks sont suffisants pour affronter la crise.

Quelles mesures pour les entreprises impactées ?

Le SPF Finances a d’ores et déjà créé une page web dédiée à l’attention des entreprises, notamment dans l’HORECA, qui vont souffrir le plus. Elles peuvent demander des mesures de soutien au SPF Finances dés maintenant via un formulaire, peu importe leur secteur d’activité, concernant le précompte professionnel, la TVA, l’impôt des personnes physiques, l’impôt des sociétés et l’impôt des personnes morales.

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