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Coronavirus : Comment soutenir les différents secteurs touchés

restaurant vide

Pour les restaurateurs, les mesures du gouvernement, bien que nécessaires, sont dramatiques. Nombreux sont ceux qui craignent de devoir mettre la clef sous la porte. | © Unsplash/Drew Beamer

Société

Il faut, plus que jamais, se serrer les coudes, et tousser dedans.

 

Ce samedi 14 mars à minuit restera dans les mémoires. Suite à la décision du gouvernement fédéral, les Belges ont dit adieu ce vendredi soir à la bière au comptoir, à l’entrecôte en salle et aux soirées endiablées entre amis sur la piste. Et ce, pendant trois semaines, au moins. Restent les frites, quand même. Mais à emporter uniquement. Ces mesures sont nécessaires pour espérer enrayer la propagation du coronavirus qui a tué quatre personnes et contaminé 689 autres, selon un dernier bilan du SPF Santé publique. Les citoyens doivent les respecter, et sont appelés à passer le plus de temps possible chez eux, tout en restant solidaires. Pas question d’abandonner donc les différents secteurs touchés. Voici quelques pistes pour les aider.

Privilégier les petits commerces

Et si on profitait de cette période anxiogène pour revoir sa manière de consommer ? Se ruer dans les supermarchés est inutile et contre-productif, et cela fragilise encore davantage les commerces de proximité qui, eux aussi, restent ouverts, rappelons-le. Lorsque vous irez faire vos courses (et non vos provisions survivalistes), pensez à eux : leurs rayons ne sont pas vides, et il n’y a pas de file jusqu’au parking.

Acheter et conserver des places pour un événement

Pour apporter son soutien au secteur culturel, qui a dû reporter ou annuler tout événement ces prochaines semaines, il est conseillé de garder son billet ou d’en acheter un pour les nouvelles dates.

Faire un don de sang

Le coronavirus n’est pas sans effet sur les collectes de sang. C’est pourquoi la Croix Rouge lance un appel aux dons urgent assurant que « les stocks de sang dans les groupes négatifs sont critiques, tandis que les réserves des groupes positifs descendent dangereusement ».

Commander à emporter ou se faire livrer

Les restaurateurs ont rapidement dû s’organiser et trouver une solution après l’annonce de la fermeture de leurs établissements. Certains proposent dorénavant un service traiteur, d’autres se sont transformés en chef à domicile. Il suffit de contacter votre restaurant préféré (ou d’une simple recherche sur Google) pour connaitre sa reconversion temporaire. Les soirées pâtes à toutes les sauces ne sont donc pas d’actualité. En un simple clic ou coup de fil, vous pouvez vous faire livrer ou commander votre délicieux repas à emporter. N’abusez tout de même pas des travailleurs uberisés, particulièrement exposés, sans bénéficier de filet de sécurité.

take away
Unsplash/Clem Onojeghuo

Soutenir les associations

Les grands oubliés de la crise sanitaire : les SDF et les réfugiés. Pour éviter la catastrophe sociale que serait le renvoi à la rue de ce public fragile sans aucune solution de logement, différentes associations tirent la sonnette d’alarme. C’est le cas de L’Ilot et la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés, qui appellent aux dons et aux bénévoles.

Proposer son aide

La solidarité sur les réseaux sociaux s’est organisée aussi vite que les rayons de papier toilette ont été vidés. Heureusement. Différents groupes d’entraide ont été créés sur Facebook pour garder les enfants, faire les courses des seniors, promener leurs chiens, et trouver des pistes pour soutenir d’autres secteurs touchés.

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