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Les échappées de Boko Haram : 82 lycéennes libérées, trois ans après leur enlèvement

L'enlèvement est l'une des techniques de recrutement de Boko Haram. À travers tout le pays, des centaines d'enfants disparaissent pour grossir les rangs du groupe djihadiste. | © AFP PHOTO / Florian PLAUCHEUR

Société

Enlevées, détenues, mariées, violées et souvent mises enceintes : c’est la fin du calvaire pour 82 lycéennes nigériennes, enlevées par Boko Haram il y a trois ans. Enfin.

82 lycéennes de la ville de Chibok, dans l’est du Nigeria, ont été libérées samedi des mains du groupe terroriste Boko Haram dans le cadre d’un échange de prisonniers, a confirmé la présidence nigériane dans la nuit de samedi à dimanche. Ces jeunes filles avaient été enlevées en 2014 par le groupe djihadiste, avec près de 200 autres lycéennes.

« Aujourd’hui, 82 nouvelles filles de Chibok ont été libérées (…) en échange de membres présumés de Boko Haram détenus par les autorités », a déclaré la présidence nigériane sur Twitter. Plus tôt dans la journée, l’information de cette libération avait été relayée notamment par le mouvement de Bring Back Our Girls (BBOG, qui manifeste pour la libération des lycéennes depuis leur enlèvement), en contact avec des parents des filles retenues en otage.

©AFP PHOTO / Philip OJISUA – En octobre 2016, 21 jeune filles avaient déjà été libérées des griffes de Boko Haram.

Sur les 276 écolières âgées de 12 à 17 ans enlevées par Boko Haram le 14 avril 2014 à Chibok, 57 étaient parvenues à s’échapper juste après le rapt. 21 autres avaient été libérées en octobre 2016, après des négociations entre Boko Haram et le gouvernement, avec l’aide du Comité International de la Croix-Rouge et de la Suisse.

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Le pays a commémoré le mois dernier ce triste évènement, les autorités affirmant poursuivre des « efforts constants » en vue de la libération du reste du groupe. « L’opération militaire suit son cours pour débarrasser le nord-est des terroristes toujours présents, en particulier dans la forêt de Sambisa. En même temps, des discussions sont en cours (…) pour libérer d’autres écolières en plus de celles déjà libérées », avait affirmé un porte-parole de la présidence nigériane, Garba Shehu, lors d’une interview à la BBC.

Avec Belga 

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