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Covid-19 : Le point ailleurs dans le monde

Au Maroc, les hopitaux s'apprêtent à recevoir plus de patients atteints du coronavirus.

L'hôpital militaire de campagne de Nouaceur, au Maroc, se prépare à recevoir des patients atteints du coronavirus. | © AFP

Société

Certains pays sont le théâtre de manifestations anti-confinement, tandis que d’autres entament tout doucement leur déconfinement.

 

Alors qu’en Belgique, le conseil national de sécurité annonçait vendredi dernier un allongement jusqu’au 3 mais prochain doublé d’un certain allègement des règles du confinement, et que la question de la réouverture des écoles est encore en suspens, la Chine a annoncé que les écoles secondaires de la province chinoise du Hubei (centre), d’où est partie l’épidémie de Covid-19, rouvriront le 6 mai pour les élèves de rhéto. Ailleurs dans le monde, le nombre de personnes décédées du coronavirus s’alourdit tandis qu’aux États-Unis et au Brésil, des manifestations appellent à cesser le confinement.

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La pandémie a fait au moins 164 016 morts dans le monde, dont près des deux tiers en Europe, depuis son apparition en Chine en décembre, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles dimanche à 19h. Plus de 2 363 210 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués dans 193 pays et territoires.

L’Allemagne amorce son déconfinement

L’Allemagne s’apprête lundi à entrer dans une nouvelle phase de lutte contre la pandémie de Covid-19, avec la réouverture de certains commerces forcés de rester portes closes depuis un mois. Les magasins d’une surface inférieure à 800 mètres carrés vont à nouveau pouvoir accueillir des clients, bien que les dispositions précises varient selon les 16 États fédérés. Les concessionnaires de voitures, les magasins de vélos, les librairies de toutes tailles sont tous autorisés à rouvrir leurs portes, de même que les zoos dans certains États.

Les écoles seront accessibles aux élèves plus âgés préparant et passant leurs examens en Saxe, à Berlin et Brandebourg. Ce sera le cas dans d’autres régions plus tard cette semaine, voir même en mai. Le statut des crèches doit encore être débattu.

Avec plus de 135.000 cas recensés et environ 4.000 décès, la pandémie est en Allemagne « sous contrôle et gérable », a estimé le ministre de la Santé, Jens Spahn.

Une semaine avant le répit en Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande lèvera la semaine prochaine certaines des restrictions ordonnées pour combattre le nouveau coronavirus. La Première ministre Jacinda Ardern a indiqué lundi que « l’explosion incontrôlée » du nombre de cas avait été maîtrisée et a tablé sur une reprise progressive des activités à partir du 27 avril. « Nous avons réalisé ce que peu de pays ont été capables de faire », a déclaré Mme Ardern. « Nous avons arrêté une vague de dévastation ». Elle a annoncé que le niveau d’alerte sanitaire, actuellement au plus haut (4), redescendrait d’un cran le lundi 27 avril pour une période de deux semaines le temps d’évaluer la situation.

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Des restrictions sur les déplacements seront levées, et il sera possible de se réunir à 10 pour certains événements, comme les mariages et les funérailles. Les consignes de distanciation sociale, cependant, resteront en vigueur. La situation sera ensuite réévaluée le 11 mai afin de déterminer si un assouplissement de ces nouvelles règles peut être envisagé.

La Nouvelle-Zélande avait ordonné fin mars un confinement de quatre semaines, qui impliquait aussi la fermeture des frontières, une obligation de rester chez soi et la fermeture de tous les commerces et services non essentiels. Environ 1 100 cas de Covid-19 ont été enregistrés dans l’archipel, dont 974 qui sont guéris. La Nouvelle-Zélande, qui déplore 12 décès dus au nouveau coronavirus, a recensé lundi sept nouveaux cas sur 24 heures.

Des manifestations aux États-Unis et au Brésil

Le nombre de morts du coronavirus aux États-Unis a augmenté de près de 2 000 au cours des dernières 24 heures pour atteindre au total 40 661 dimanche, selon le comptage de l’université Johns Hopkins, qui fait référence. L’augmentation du nombre de décès, de 1 997, est légèrement supérieure aux 1 891 décès recensés un jour plus tôt sur 24 heures.

Manifestations contre le confinement aux Etats-Unis.
De plus en plus de manifestations contre le confinement ont lieu aux États-Unis. ©AFP

Malgré ces chiffres, les manifestations se multiplient un peu partout dans le pays. Dans le New Hampshire, au Texas, dans le Colorado ou encore dans le Maryland, les manifestants demandent la levée des mesures de confinement. « Les gens sont tout à fait prêts à faire ce qu’il faut », mais « les chiffres ne justifient pas les mesures de confinement draconiennes que nous avons dans le New Hampshire », a indiqué à l’AFP Skip Murphy, 63 ans, qui s’est présenté comme un électeur de Donald Trump. Le président américain est d’ailleurs accusé d’encourager ces manifestations. De manière générale, elles dénoncent « l’effondrement économique » précipité par l’arrêt de toutes les activités non « essentielles ».

Au Brésil, le président d’extrême droite, Jair Bolsonaro, a demandé à ses concitoyens de ne « pas se débiner » face au coronavirus et a de nouveau critiqué les mesures de confinement, samedi lors d’une manifestation publique à Brasilia. « Il ne faut pas se débiner face à ce virus, il faut l’affronter la tête haute, Dieu est avec nous », a crié le chef de l’État à l’attention de croyants qui manifestaient contre l’avortement devant le palais présidentiel.

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Jeudi dernier, il limogeait son populaire ministre de la Santé, Luiz Henrique Mandetta, qui prônait la distanciation sociale et le confinement afin de contenir la propagation de la maladie dans ce pays de quelque 210 millions de personnes, marqué par les fortes inégalités. « Ce que nous entendons le plus, ce sont des personnes qui veulent revenir à la normale. Depuis le début, je dis que nous avons deux problèmes, le virus et le chômage. (…) Je ne défends pas l’économie, je défends les emplois. (…) C’est impossible de comprendre que les conséquences du chômage, c’est ce qui va tuer les gens ? », s’est exclamé le président.

Avec Belga et l’AFP

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