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Fusillade au Canada : La pire tuerie de l’histoire du pays

Tuerie au Canada

Le superintendant principal Chris Leather, lors de la conférence de presse qui annonçait alors une dizaine de morts. | © RCMP Chief Superintendent Chris Leather fields questions at a news conference at RCMP headquarters in Dartmouth, NS, Canada on Sunday, April 19, 2020. More than ten people have been killed, including RCMP Cst. Heidi Stevenson, after several incidents in Portapique, and other Nova Scotia communities. Alleged killer Gabriel Wortman, 51, was shot and killed by police. Photo by Andrew Vaughan/CP/ABACAPRESS.COM

Société

Un homme armé a tué au moins 16 personnes dans la nuit de samedi à dimanche en Nouvelle-Écosse.

 

Un homme armé a tué au moins 16 personnes, parmi lesquelles une policière, pour une raison encore inconnue dans la nuit de samedi à dimanche en Nouvelle-Écosse (Canada), lors de la pire tuerie de ce genre qu’ait connu le Canada.

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L’homme de 51 ans, un prothésiste dentaire selon les médias, a trouvé la mort lors de son arrestation à l’issue d’une vaste chasse à l’homme d’une douzaine d’heures dans toute la province de l’est du Canada, a indiqué la police. Gabriel Wortman a notamment circulé à bord d’une voiture semblable à celles de la police, portant au moins une partie d’un uniforme de policier. Il a semé la mort en plusieurs endroits, dans des circonstances et pour une raison encore mystérieuse qui ont choqué le pays, où les fusillades de masse sont rares.

Selon les médias canadiens, Wortman était propriétaire d’un cabinet d’orthodontie à Dartmouth, près de Halifax. La police a indiqué qu’elle tenterait de déterminer si ce massacre avait un lien quelconque avec l’épidémie de coronavirus, qui a entraîné la fermeture des activités non essentielles dans tout le pays.

Un triste bilan d’au moins 16 morts

La responsable nationale de la Gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale), Brenda Lucki, a indiqué à plusieurs chaînes que le bilan était d’au moins 13 morts, avant d’annoncer en milieu de soirée un nouveau bilan d’au moins 16 morts, en plus du tueur, selon la chaîne publique CBC. Cette tuerie, dont le bilan pourrait encore s’alourdir selon la police, est d’ores et déjà la pire de ce genre que le Canada ait connu de toute son histoire.

Les motivations de Gabriel Wortman doivent encore être éclaircies par l’enquête. « Il est trop tôt pour parler de motivation« , a expliqué lors d’un point presse le responsable des enquêtes criminelles de la police fédérale de Nouvelle-Écosse Chris Leather, qui avait dans un premier temps fait état de « plus de 10 morts« . Plusieurs victimes « ne semblent pas avoir de lien avec le tireur« , a-t-il noté. Mais « le fait que cet individu disposait d’un uniforme et d’une voiture de police laisse certainement penser que ce n’était pas un acte spontané« .

Une longue chasse à l’homme

La tuerie a commencé samedi en fin de soirée dans la petite commune rurale de Portapique, une bourgade à une centaine de kilomètres de la capitale Halifax. Plusieurs victimes ont été découvertes devant et à l’intérieur d’une maison où la police a été appelée après des signalements de coups de feu. L’auteur présumé de ces meurtres avait pris la fuite à l’arrivée de la police, déclenchant une vaste chasse à l’homme d’une douzaine d’heures dans toute la province. Les habitants de la région ont été priés de rester chez eux par les autorités.

Tuerie au Canada
Une chasse à l’homme de 12 heures a eu lieu pour rattraper le suspect. ©Abacapress

« C’est avec tristesse que j’ai appris l’acte de violence insensé qui a été perpétré en Nouvelle-Écosse et a coûté la vie de nombreuses personnes, y compris celle d’une membre de la Gendarmerie royale du Canada », a réagi le Premier ministre, Justin Trudeau, dans un communiqué.

Peu de tuerie de cette envergue dans l’Histoire du Canada

Le 6 décembre 1989, un homme avait tué par balles 14 femmes à l’école Polytechnique de Montréal avant de se donner la mort, provoquant ce qui était à l’époque la pire tuerie de masse – et le premier féminicide – de l’histoire du pays. Le 23 avril 2018 à Toronto, le conducteur d’une camionnette de location avait tué huit femmes et deux hommes qu’il avait volontairement percutés sur un trottoir d’une artère du centre-ville.

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Le Premier ministre de Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, a pour sa part dénoncé « un des actes violents les plus insensés de l’histoire de notre province » atlantique, qui vit surtout de l’exploitation du bois et de la pêche. C’est l’une des provinces les moins peuplées du pays – qui en compte dix – avec moins d’un million d’habitants.

Avec Belga

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