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Des chefs de tout le pays demandent l’état de catastrophe naturelle sanitaire

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Pierre Résimont, Maxime Collard, et Yves Mattagne font partis des signataires. | © San Degeimbre** (L’air du temps), Yves Mattagne** (Sea Grill/Villa Lorraine) et Lionel Rigolet** (Comme chez soi).

Société

Le milieu de l’horeca est fortement touché, mettant en péril plus de 130 000 emplois.

Une trentaine de chefs étoilés formulent, dans un communiqué commun, une série de requêtes au gouvernement pour sauver le monde de la gastronomie, fortement touché par la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus. Ils demandent notamment une exonération des charges sociales jusqu’à la fin de l’année. L’horeca représente « plus de 3 millions de repas par jour, 130 000 emplois, 35 000 indépendants » et un chiffre d’affaires de 14 milliards d’euros, soutiennent les chefs. « C’est aussi le secteur qui paie le plus de TVA. »

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« Après les attentats de 2016, le secteur de la gastronomie est à nouveau l’un des plus touchés par cette situation de crise sanitaire », rapporte les signataires. C’est pourquoi ils demandent que l’état de catastrophe naturelle sanitaire soit décrété pour le milieu, que le chômage temporaire pour force majeure soit accordé jusqu’à la fin de l’année, tout comme l’exonération des charges sociales. Ils plaident aussi pour la déductibilité fiscale à 100 % des notes TVA en frais, l’uniformisation et l’égalité des aides dans tout le pays, ainsi qu’une « réouverture normale et totale des restaurants sans mesures restrictives à une date définie ».

« Qui pourra encore se relever ? »

Les chefs espèrent que les assurances pourront intervenir, en se montrant solidaires. « Elles pourraient, par exemple, prendre en charge les pertes d’exploitation. »

Cet appel est signé notamment par Peter Goossens*** (Hof van Cleve), Maxime Collard** (La Table de Maxime), San Degeimbre** (L’air du temps), Pascal Devalkeneer** (Chalet de la Forêt), David Martin** (La Paix), Yves Mattagne** (Sea Grill/Villa Lorraine), Pierre Résimont** (L’eau Vive), Pierre Rigolet** (Comme chez soi), Giovanni Bruno* (Senzanome), Alexandre Dionisio* (La Villa in the Sky), Kevin Lejeune* (La Canne en ville) ou encore Christophe Pauly* (Le coq aux champs), ainsi que bien d’autres, « qui s’associent face à la crise ».

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« N’oublions pas que les restaurants gastronomiques représentent l’un des plus grands centres d’intérêt du tourisme belge », concluent-ils. « Suite à cette crise du Covid-19, certains de vos restaurants préférés, où vous avez peut-être fêté un événement, partagé une émotion, gardé un souvenir particulier seront amenés à disparaître. Qui pourra encore se relever une fois la crise terminée ? »

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