Paris Match Belgique

Nous parlons de ragots 52 minutes par jour

rumeurs, ragots, copines, discussions

Les ragots font partie de notre quotidien. | © Unsplash

Société

On le sait, parler sur quelqu’un c’est mal, mais cela nous arrive à tous. Pourtant, les ragots pourraient avoir une connotation positive que nous ignorions jusqu’à présent.

La curiosité est un vilain défaut, c’est vrai, mais c’est ainsi que l’homme est fait. « Tu ne devineras jamais ce que j’ai appris », à peine ces mots prononcés et nous avons besoin de savoir. Tout un phénomène auquel des chercheurs de l’université de Californie se sont intéressés. Selon leur étude « Qui parle de ragots et comment dans la vie de tous les jours », rendue public à la fin du mois de mai 2020, les ragots occuperaient en moyenne 52 minutes de notre temps de parole quotidien. À travers leurs recherches, les scientifiques ont voulu prouver que les rumeurs en tous genres ne sont pas si néfastes qu’elles peuvent le paraître à première vue.

Lire aussi > Would you react ? L’expérience sociale sur le racisme anti-asiatique qui fait du bien

Qui dit quoi ?

Les chercheurs ont analysé les conversations de plus de 400 personnes pendant cinq jours. De ces observations, il en ressort que les ragots peuvent être divisés en trois catégories distinctes: les neutres, les positifs et les malveillants. Après analyse, il apparaît que les plus jeunes sont plus enclins à utiliser les ragots dits « négatifs », que les personnes plus âgées. Quant aux ragots neutres, ils seraient plus présents dans les conversations de personnes aux revenus plus aisés et plus particulièrement chez les femmes.

Lire aussi > Le week-end arrive, évitez cette erreur pour ne pas souffrir de jet-lag social le lundi

Tout n’est pas noir

Un fait certain, tout le monde se laisse aller à « ragoter ». Sur les 52 minutes avancées par les chercheurs, 75% de ce temps serait imparti aux ragots dits neutres, 15% aux négatifs et finalement 10% aux positifs. Mais la conclusion positive de cette enquête est que toutes ces rumeurs permettraient la sociabilisation. De fait, nous parlons beaucoup plus de personnes que nous connaissons que de célébrités par exemple. De cette manière, nous entretenons donc notre réseau de connaissances proches.

CIM Internet