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Enlevée par Boko Haram, une lycéenne refuse d’être libérée

Certaines lycéennes récemment libérées des mains de Boko Haram. | © AFP PHOTO / STEFAN HEUNIS

Société

Dans une vidéo diffusée vendredi par Boko Haram, une jeune fille affirme être une des lycéennes nigérianes de Chibok enlevées en 2014 et ne pas vouloir être libérée dans le cadre du récent accord passé avec le gouvernement nigérian.

Dans cette vidéo de trois minutes, la jeune fille se présentant comme Maida Yakubu, une des 276 écolières enlevées par Boko Haram, déclare sa fidélité au groupe djihadiste. Entourée de trois femmes vêtues de noir, elle apparaît portant un voile noir et tenant un fusil. Interrogée par un homme sur les raisons pour lesquelles elle ne souhaite pas rentrer chez ses parents, elle répond : « c’est parce qu’ils vivent dans la ville de l’impiété. Nous voulons qu’ils acceptent l’islam ».

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La jeune femme s’exprime ensuite, et jusqu’à la fin de la vidéo, dans le dialecte parlé dans la région de Chibok (nord-est). À l’issue de négociations entre le gouvernement et le groupe djihadiste, 82 lycéennes de Chibok ont été libérées la semaine dernière après plus de trois ans de captivité. Une 83e a refusé d’être libérée en raison de son mariage avec un combattant djihadiste, avait indiqué mardi le porte-parole de la présidence, Garba Shehu, sans révéler son identité.

Syndrome de Stockholm

Selon des spécialistes, certaines de ces jeunes filles se sont attachées, au fil des mois de captivité, à leurs ravisseurs. Ces adolescentes faisaient partie des 276 jeunes filles enlevées dans leur lycée à Chibok par le groupe djihadiste en 2014, suscitant une vague d’indignation internationale. Après ces 82 libérations, 113 jeunes filles sont toujours retenues par Boko Haram. 21 autres ont été échangées en octobre 2016, 3 ont été retrouvées par l’armée et 57 s’étaient échappées.

(Avec Belga)

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