La Norvège, le pays qui fait rimer « hacker » et « humanitaire »

La Norvège, le pays qui fait rimer « hacker » et « humanitaire »

Objectif du hackathon : trouver des solutions pour préserver l'identité des réfugiés | © Flickr @ Despacio

Société

Après avoir fêté en grande pompe les 80 ans du roi Harald V et de la reine Sonja, la princesse Mette-Marit de Norvège a pris part à un événement axé sur le drame des réfugiés. L’occasion de faire rimer « hacker » et « humanitaire ». 

Mette-Marit avait en effet inscrit à son planning une conférence dans le cadre du Katapult Future Fest, un festival annuel de technologie axé sur les technologies exponentielles, l’impact investing (l’investissement à impact social) et les sociétés du futur, qui se tenait ces 11 et 12 mai dans la capitale norvégienne. Vêtue d’un tailleur pantalon noir sur un top rose, la jeune femme de 43 ans y a rencontré les vainqueurs d’un hackathon de 36 heures. Lequel avait la particularité d’avoir un but humanitaire.

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Perte d’identité

Organisé à l’initiative de UN Women (ONU Femmes, agence des Nations unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes), il avait lancé aux participants –hackers et codeurs- le défi de réfléchir à des solutions numériques au problème de la perte d’identité des réfugiés. Le Palais a ainsi rappelé que beaucoup des personnes déplacées, expulsées de leur propre pays, ne disposent plus de papiers d’identité. Ce qui entraîne toutes sortes de problèmes et les prive de leurs droits à divers services, notamment aux soins médicaux.

Chaîne de solidarité

Au bout des 36 heures, les trois meilleurs projets ont été primés, avec la possibilité pour les gagnants de continuer à les développer avec l’agence ONU Femmes. Le concours était centré sur la blockchain, une technologie de stockage et de transmission d’informations transparente, sécurisée, qui fonctionne sans organe de contrôle. Lancé en même temps que les bitcoins, le procédé s’apparente selon le mathématicien Jean-Paul Lahaye à « un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et indestructible ». De quoi continuer à l’histoire des réfugiés?

 

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