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Inde : Une fillette de 10 ans veut pouvoir avorter après des viols répétés

40 000 viols recensés chaque année en Inde. | © Belga

Société

La famille d’une Indienne de 10 ans a saisi la justice pour faire valoir le droit à l’avortement suite à des viols récurrents de la part de son beau-père.

L’enfant, laissée régulièrement à la maison pendant que sa mère travaillait sur les chantiers de bâtiments, a déclaré avoir été victime de viols répétés. Après cette confession, la mère de la jeune fille a directement appelé le numéro d’aide aux victimes. Son beau-père, violeur présumé de l’affaire, a immédiatement été arrêté par les forces de police.

Malheureusement, la jeune Indienne était enceinte et quand elle a signalé les faits, le délai de 20 semaines, au-delà duquel les interruptions volontaires de grossesse (IVG) ne sont plus autorisées, était dépassé. « Nous avons saisi le tribunal compétent pour lui demander d’ordonner une IVG », a expliqué Pankaj Nain, chef de la police du district de Rohtak dans l’État septentrional de Haryana, à l’AFP. « C’est maintenant à la justice de trancher ».

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Le destin de la jeune fille est désormais aux mains des autorités compétentes. Après l’avoir auditionnée, le chef de la police a expliqué que la fillette recevrait des soins médicaux et une aide psychologique.

Au cours de ces derniers mois, la plus haute juridiction indienne a été saisie par plusieurs milliers de femmes. Parmi elles, beaucoup de victimes de viols, mais aussi des victimes de la traite d’êtres humains. Ces femmes ont toutes la même revendication : avoir l’autorisation d’avorter après que le délai légal de 20 semaines est dépassé. Aujourd’hui, les défenseurs des droits des femmes militent pour prolonger ce délai à 24 semaines, faisant valoir que les victimes de viol ne se précipitent pas pour déclarer leur grossesse.

Six viols par jour déclarés en 2015

En 2015, la Cour suprême avait autorisé une adolescente de 14 ans victime de viol à avorter au-delà du délai légal.

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L’Inde a un triste bilan en matière de viols. En 2012, le viol d’une étudiante en kinésithérapie à New Delhi avait secoué le pays et mis en lumière les violences subies par les femmes. Dans la capitale, près de 2 199 viols ont été signalés en 2015, soit une moyenne de six par jour.

Chaque année, 40 000 viols sont recensés en Inde, mais en réalité, le nombre serait bien supérieur car beaucoup de victimes restent dans le silence de peur d’être stigmatisées et rejetées par la société.

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