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Refugees (nicht) welcome en Autriche : Durcissement des lois et interdiction du voile intégral

Ces derniers mois, l'Autriche a durci sa politique relative aux réfugiés | © Belga

Société

Le port du voile intégral couvrant le visage des femmes, comme la burqa, va être interdit en Autriche, selon une législation approuvée par le parlement mardi soir.La mesure fait partie d’un paquet législatif plus large portant sur l’intégration.

 

Les travaux législatifs à ce sujet n’ont pas été empêchés en dépit de l’instabilité récente dans la coalition au pouvoir. Des élections anticipées ont tout juste été convoquées pour le mois d’octobre prochain, soit un an plus tôt que prévu. Dès l’automne prochain, toute personne portant une pièce de tissu couvrant le visage sera sujet à une amende de 150 euros. Le nombre de personnes qui seront affectées par la mesure n’est pas encore déterminé. Celle-ci a essuyé des critiques de tous les bords politiques.

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Travaux publics obligatoires

D’autres éléments du paquet législatif prévoient l’interdiction de la distribution du Coran et l’obligation pour tous les migrants de suivre une année d’intégration pour apprendre l’Allemand et l’éthique. Cette mesure vise les réfugiés et demandeurs d’asile qui ont de bonnes chances de rester vivre en Autriche. Il sera aussi exigé des demandeurs d’asile de réaliser des travaux d’intérêt public non rémunérés. Toute personne s’y refusant perdrait alors ses bénéfices sociaux. Cette proposition vise à rendre les migrants plus aptes à s’inscrire dans le marché du travail autrichien.

« Une exception nécessaire »

En mars dernier, l’Autriche avait déjà fait parler d’elle en demandant à être exemptée de l’accueil des migrants. Soulignant que l’Autriche avait rempli son quota, le chancelier autrichien Christian Kern avait déclaré que « nous estimons qu’une exception est nécessaire pour l’Autriche qui a déjà rempli ses obligations. Nous allons discuter de cela avec la Commission européenne.Nous allons envoyer un courrier dès que possible et ensuite entamer des discussions ». Des déclarations qui faisaient suite à la décision de l’Autriche en avril 2016 de fermer sa frontière avec l’Italie pour tenter d’endiguer l’afflux de migrants dans le pays.

 

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