Paris Match Belgique

Qui est l’humanitaire tué dans un guet-apens au Guatemala ?

Guatemala Benoit maria

Des policiers et des membres du ministère public (MP) recherchent des preuves sur le site où le défenseur français des droits de l'homme Benoit Maria a été tué à San Antonio Ilotenango, au Guatemala, le 10 août 2020. | © NUESTRO DIARIO / AFP.

Société

Lundi 10 août, Benoît Maria est mort dans une embuscade au Guatemala. Il travaillait pour une ONG lyonnaise.

D’après un article Paris Match France de Clara De Beaujon

Benoît Maria vivait au Guatemala depuis plus de 20 ans. Là-bas, il représentait l’association lyonnaise en tant que responsable des activités d’Agronomes et Vétérinaires sans frontières (AVSF), ONG qui lui a rendu hommage. « Cet assassinat bouleverse l’ensemble de nos collègues au Guatemala et à travers le monde, qui partagent cette peine », a réagi AVSF dans un communiqué. L’humanitaire était âgé d’une cinquantaine d’années.

Homenaje a Benito María « B’en Ijom » from corazon_del_cielo on Vimeo.

Plusieurs associations guatémaltèques ont aussi fait part de leur tristesse, preuve de son implication locale. Benoît Maria était notamment investi dans la défense du peuple maya d’Ixil et soutenait leurs projets agricoles. En 2011, il avait participé à la création de l’université d’Ixil selon Le Progrès. Plusieurs organisations amérindiennes louent aussi « son travail pour la préservation de l’environnement et la conservation des pratiques ancestrales » selon Courrier International.

Depuis son assassinat, une illustration de « Benito » Maria, comme il se faisait appeler en Amérique centrale, circule sur le web. Il y est dessiné sacoche en bandoulière et lunettes sur le nez, comme on peut le voir sur de nombreuses photos, debout et souriant dans la benne arrière du pick up zébré dans lequel il a été tué.

Lundi 10 août, il conduisait le véhicule sur une route située près du village indigène de San Antonio Ilotenango, dans une zone montagneuse à quelque 85 km au nord-ouest de la capitale Guatemala City. Il a été tué par balles, alors que le pick up a été criblé de onze impacts, selon les médias locaux. Au lendemain de cette attaque, le mobile de ce meurtre n’était pas connu.

Au Guatemala, le vice-président Guillermo Castillo a demandé à la justice de faire la lumière sur ce meurtre. « Il est indispensable que les institutions compétentes fassent la lumière sur ce fait de violence, ainsi que d’autres commis contre des défenseurs des droits de l’homme » , a-t-il insisté dans un communiqué.

CIM Internet