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« Quotidien » : Le malaise de Marina Foïs lorsqu’elle apprend en direct que son film met en scène un acte illégal fait le tour de la toile

Marina Foïs Quotidien

Marina Foïs le 22 mai 2019 lors de la montée des marches du film "Matthias et Maxime". | © PHOTOPQR / LE PARISIEN / Fred Dugit.

Société

Pour la rentrée, la chroniqueuse de Quotidien n’a pas fait de cadeaux à Marina Foïs.

 

Ce mardi 1er septembre, Marina Foïs et Jonathan Cohen étaient les invités du Quotidien pour faire la promotion de leur nouveau film Énorme. Le pitch ? « Frédéric veut un bébé, Claire elle n’en a jamais voulu et ils étaient bien d’accord là-dessus. Il commet l’impardonnable et lui fait un enfant dans le dos. Claire se transforme en baleine et Frédéric devient gnangnan ». Cette comédie burlesque réalisée par Sophie Letourneur sort aujourd’hui sur nos écrans, et elle fait déjà jaser.

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Un scénario pour le moins osé qui ne semble pas vraiment avoir plu à Maïa Mazaurette. La chroniqueuse a tout simplement fait perdre le sourire aux deux comédiens, et créé un léger froid sur le plateau. Le changement d’expression de la comédienne et héroïne du film, Marina Foïs, a depuis été commenté en masse sur les réseaux sociaux. Mazaurette débute ainsi sobrement : « Marine, Jonathan, franchement, je ne vous remercie pas. En fait, vous avez failli briser mon couple avec votre histoire de grossesse imposée ». Elle est ensuite allée directement droit au but : « Est-ce une comédie, un drame, un film d’horreur ? On a un personnage sympathique qui commet une action horrible pour des raisons touchantes. La fin justifie-t-elle les moyens ? » 

Jugeant le film très « ambivalent », la journaliste dénonce : « Côté face, on est contents de voir le désir d’enfant au masculin représenté au cinéma, c’est pas fréquent. Côté pile ce désir se transforme en transgression physique monumentale. Le personnage prémédite une grossesse forcée, un évènement pas banal dans la vie d’une femme et qui peut potentiellement tuer une femme, et persiste et signe puisqu’il fait en sorte que cette grossesse se prolonge ». 

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Mais le coup de grâce survient lorsque la chroniqueuse sort ses fameuses fiches : « Il n’y a pas de qualification pénale pour la fécondation forcée mais il y a entrave à l’IVG donc deux ans d’emprisonnement et trente mille euros d’amende, quand même. En vrai, ça se terminerait probablement à un procès civil avec des dommages et intérêts pour le personnage de Jonathan. » La séquence a aussitôt fait l’objet d’un vent de commentaires de toutes sortes sur les réseaux sociaux. L’occurrence « Marina Foïs » est même apparue en top des tendances sur Twitter. Certains ont jugé l’intervention de Maïa Mazaurette justifiée, d’autres ont crié à la censure ou même à la « police de la bien-pensance ».

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