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Un mois après les explosions à Beyrouth, un possible signe de vie détecté dans les décombres

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Les secours dans les décombres, le 6 août dernier. | © ABACAPRESS.

Société

Une pulsation détectée sous les décombres d’un immeuble à Beyrouth réveille un maigre espoir de retrouver un survivant, un mois après les deux explosions meurtrières qui ont ravagé la ville.

D’après un article Paris Match France de A.B.

À Beyrouth, l’espoir de retrouver des survivants est mince. Et pourtant, un mois après les deux explosions meurtrières qui ont coûté la vie à au moins 191 personnes et blessé 6 500 personnes, un potentiel signe de vie a été détecté dans les décombres. Jeudi, un chien renifleur appartenant à une équipe de secouristes du Chili a décelé quelque chose dans les ruines d’un bâtiment qui avait déjà été fouillées. Les secouristes ont ensuite utilisé un équipement pour déceler de possibles battements de coeurs et ont entendu une pulsation de 18 à 19 respirations par minutes, rapporte Associated Press. « Il y a 99% de chance que ce ne soit rien mais même s’il y a moins d’1% d’espoir, nous devons continuer à chercher », a déclaré à l’agence de presse Youssef Malah, membre de la protection civile.

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Deux corps repérés

Francesco Lermonda, un volontaire chilien, affirme lui que les pulsations sont celles d’un humain et non d’un animal. Vendredi, les secours s’activaient toujours pour découvrir l’origine de ces pulsations. Selon CNN, qui cite le membre d’une ONG dépêchée sur place, des scanners thermiques ont permis ensuite de montrer que deux corps se trouvaient sous les décombres, un petit et un plus grand.

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Selon les autorités libanaises, l’explosion a été causée par d’énormes quantités de nitrate d’ammonium stockées sans mesures de précaution depuis des années au port de Beyrouth, en plein coeur de la ville. Vingt-cinq personnes ont été arrêtées après le drame qui a poussé le gouvernement à la démission et entraîné de nombreuses manifestations de la population, déjà durement éprouvée par une crise économique historique. Trois travailleurs syriens ayant effectué des travaux de soudure dans l’entrepôt abritant le nitrate d’ammonium, quelques heures avant l’explosion, ont également été arrêtés. Ces travaux de soudure auraient provoqué l’incendie d’après les autorités, mais des experts mettent en doute cette version.

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