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« Singe », « nègre » : Cette bourde de Nicolas Sarkozy sur le plateau de « Quotidien » provoque un véritable tollé

nicolas sarkozy quotidien

Nicolas Sarkozy sur le plateau de "Quotidien" de jeudi 10 septembre 2020.

Société

L’ex-président français est accusé de racisme.

 

Nicolas Sarkozy était l’invité de Quotidien ce jeudi 10 septembre pour faire la promotion de son nouveau livre, Le Temps des Tempêtes. Mais l’ex-président a complètement perdu le public et les chroniqueurs lors d’une association d’idées jugée « raciste ». Alors qu’il critiquait « cette volonté des élites, qui se pincent le nez, qui sont comme les singes qui n’écoutent personne », son discours s’est dirigé vers un tout autre débat autour du politiquement correct et du droit de prononcer certains mots sans se voir critiqué ou jugé ensuite.

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L’ennui, c’est que l’exemple qui a ensuite servi à illustrer cette idée était sans doute mal choisi. « Je ne sais plus, on a le droit de dire « singe »? », a-t-il déclaré, ajoutant : « Parce que… On n’a plus le droit de dire les… On dit quoi? « Les dix petits soldats » maintenant ? C’est ça ? Ouais… Elle progresse la société ! ». La comparaison de l’expression « singe » avec le changement de titre du roman d’Agatha Christie, – Les dix petits nègres nommé désormais Ils étaient dix – n’est pas du tout passé du côté du public, ni des politiques de gauche. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure a ainsi tweeté : « Ainsi donc un ancien président de la République française associe spontanément les singes aux nègres… Le racisme sans masque ». « Je suis interdite devant cet extrait de Quotidien. Mon cœur bat la chamade, je tremble et j’ai la tête qui tourne. Dégoût ? Honte (pour vous) ? Je ne sais. Nous étions déjà des nègres, nous voilà singes », a déclaré l’élue de Paris, Audrey Pulvar.

Rachida Dati, maire LR du 7e arrondissement de Paris et ancienne ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy a quant à elle tenté de tempérer l’affaire.

Finalement, contacté par RTL, le président de SOS racisme, Dominique Sopo, a déclaré à propos de cette polémique : « Je ne pense pas que Nicolas Sarkozy ait voulu volontairement faire cette association (…) mais ce qui est intéressant, c’est de voir comment des dirigeants peuvent avoir dans leur tête des associations d’idées ou d’images extrêmement étranges ».

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