Paris Match Belgique

Un député français propose de remplacer les animaux chassés par des robots

Un député français propose de remplacer les animaux chassés par des robots

Bientôt la chasse 2.0 ? | © LE PROGRES / Maxime JEGAT

Société

Il propose même d’interdire totalement la chasse avec de vrais animaux à partir du 1er janvier 2023.

 

La chasse, activité traditionnelle et ancienne, pourrait bien connaitre une amélioration 2.0. Pour éviter les souffrances animales, les nouvelles chasses à courre pourraient bien avoir lieu avec des robots et non de réels animaux.

Lire aussi > Dauphin-robot : La mécanique du fluide

C’est en tout cas ce que propose Damien Adam, député français de Seine-Maritime (Rouen). Il défendra cette proposition de loi demain, jeudi 8 octobre, devant l’Assemblée nationale. « Cet amendement vise à créer un fonds destiné à assurer la transition de la chasse à courre vers de nouvelles formes de chasses, comme la chasse sur robot gibier », précise le texte. « Cette innovation permettrait, au lieu de chasser un vrai animal, de chasser un robot qui reproduirait et la forme et le comportement de l’animal chassé. »

« J’essaye simplement de prendre en compte le bien-être animal du cerf ou du chevreuil chassés des heures »

Cette proposition, pour le moins surprenante, devrait satisfaire les défenseurs des animaux. Le député veut révolutionner la chasse, et demande même l’interdiction de la chasse à courre avec de vrais animaux à partir du 1er janvier 2023. « La chasse à courre engendre une souffrance sur l’animal », précise-t-il. Il propose également que le gouvernement remette un rapport « d’une agence indépendante », « sur l’impact et les conséquences » de la pratique sur l’animal chassé.

Lire aussi > Traqué lors d’une chasse à courre, un cerf se réfugie dans un chantier de Compiègne [VIDÉO]

Sur les réseaux sociaux, le député s’attire déjà les railleries des plus sceptiques. « J’essaye simplement de prendre en compte le bien-être animal du cerf ou du chevreuil chassés des heures par une meute de chiens », se défend-il. Le débat demain à l’Assemblée risque d’être très mouvementé.

CIM Internet