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Qui sont les « Wolverine Watchmen » qui projetaient l’enlèvement d’une élue démocrate ?

Gretchen Whitmer wolverine watchmen

Gretchen Whitmer, la gouverneure démocrate du Michigan. | © ABACAPRESS.

Société

Jeudi, le FBI a annoncé l’arrestation de treize personnes liées à un projet d’enlèvement de la gouverneure démocrate du Michigan Gretchen Whitmer. Parmi elles, des miliciens d’extrême-droite auto-surnommés les « Wolverine Watchmen ».

D’après un article Paris Match France de Yannick Vely

Le nom de ce groupuscule d’extrême-droite pourrait prêter à sourire s’il n’était pas lié à un projet d’enlèvement de la gouverneure démocrate du Michigan Gretchen Whitmer. Les « Wolverine Watchmen » (association de mots liés à l’univers des super-héros) sont des militants pro-Trump, anti-démocrates, pro-armes et bien sûr souvent armés eux-mêmes. Sept des membres de cette milice – Paul Bellar, Shawn Fix, Eric Molitor, Michael Null, William Null, Pete Musico et Joseph Morrison – sont aujourd’hui accusés de terrorisme et inculpés pour avoir planifié « une opération en vue d’attaquer le bâtiment du Capitole et enlever des responsables du gouvernement, dont la gouverneure », a ajouté la ministre de la Justice de cet État, Dana Nessel. Six autres sinistres personnages, non directement liés à la milice, Adam Fox, Barry Croft, Kaleb Franks, Daniel Harris, Brandon Casert et Ty Garbin – originaires du Michigan et du Delaware – sont eux accusés d’avoir prévu d’enlever Mme Whitmer avant l’élection présidentielle du 3 novembre puis de la juger pour « trahison », selon l’acte d’accusation rendu public jeudi.

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Ils voulaient prendre d’assaut le Parlement du Michigan

La milice des Wolverine Watchmen a été fondée par Pete Musico, 42 ans, et Joseph Morrison, 26 ans, qui vivaient ensemble à Munith, dans le Michigan. Les deux hommes figurent parmi les inculpés. Selon les premiers éléments de l’enquête, ils se sont entraînés tout l’été à simuler des scènes de guérilla urbaine et même à imaginer des prises d’otage en prenant d’assaut le Capitole de Lansing, siège du Parlement du Michigan. Le 1er mai dernier, à l’appel d’un groupe appelé « le Michigan uni pour la liberté », des hommes armés avaient occupé les mêmes lieux. Ce jour-là, à l’extérieur du Parlement, des manifestants brandissaient des pancartes contre le confinement, dont une montrait la gouverneure démocrate, Gretchen Whitmer, grimée en Adolf Hitler…

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Pour Amy Cooter, maître de conférences à l’Université Vanderbilt, interrogée par le Detroit Free Press, les milices d’extrême-droite pullulent dans l’État du Michigan depuis le début des années 1990 et s’élèvent contre un gouvernement local et central jugé tyrannique. Elles prospèrent particulièrement dans cet État à la fois très rural et frappé par la crise économique qui a entrainé les fermetures de nombreuses usines du secteur automobile parmi une population blanche, souvent paupérisée et qui pour beaucoup supporte activement l’actuel président des Etats-Unis Donald Trump.

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