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États-Unis : Un couvre-feu décrété à Philadelphie, la tension monte à 5 jours de l’élection

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Un camion illumine la nuit en soutien à la mort d'un Afro-Américain tué par des policiers, le 27 octobre à Philadelphie. | © GABRIELLA AUDI / AFP.

Société

La ville de Pennsylvanie est le théâtre d’importants troubles depuis la mort de Walter Wallace Junior, homme noir de 27 ans abattu dans la rue par deux policiers, lundi après-midi.

Les larmes et la colère rappellent le printemps dernier, quand des milliers de manifestants réclamaient justice pour George Floyd, tué par la police à Minneapolis le 25 mai. À cinq jours du scrutin présidentiel, la tension est grimpée d’un cran à Philadelphie, secouée par deux nuits de violences déclenchées par la mort d’un homme noir abattu par la police.

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La ville américaine a annoncé ce mercredi l’instauration d’un couvre-feu, de 21 heures à 6 heures locales à partir de jeudi. Une décision qui reflète la tension grandissante dans la première métropole de Pennsylvanie, Etat-clé dans la bataille pour la présidentielle de mardi prochain.

Donald Trump a, comme il l’avait déjà fait par le passé, pointé du doigt mercredi le maire démocrate de la ville, Jim Kenney, le jugeant incapable de mettre fin aux violences. « Ce que je vois est terrible, et franchement, le maire ou qui que ce soit qui autorise les gens à manifester et piller est également terrible« , a déclaré le président républicain, depuis Las Vegas où il poursuit sa campagne.

Des circonstances à éclaircir 

Les troubles ont commencé lundi soir avec la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo filmée quelques heures plus tôt montrant la mort de Walter Wallace Junior. L’homme noir de 27 ans a été abattu en pleine rue par deux policiers. Des échauffourées ont d’abord éclaté dans le quartier de West Philadelphia, où habitait la victime.

Les circonstances précises de la mort de Walter Wallace Junior restent à éclaircir. La police dit avoir répondu à un appel pour dispute familiale, signalant que l’homme avait un couteau. Selon un porte-parole de la police, Walter Wallace Junior a refusé de lâcher son arme malgré les injonctions des agents. L’avocat de la famille a cependant affirmé que l’homme souffrait de troubles bipolaires, et que l’appel était destiné aux urgences médicales, non à la police.

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Les deux policiers, qui n’ont pas encore été identifiés, ont été suspendus. Une enquête est en cours, menée par la police et le procureur local, et sur laquelle la cheffe de la police municipale, Danielle Outlaw, a promis une « totale transparence.« 

Avec AFP

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