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Pourquoi ce sac d’une grande marque de luxe fait-il polémique ?

sac croco océan

Le sac Boarini Milanesi en question.

Société

​La marque italienne Boarini Milanesi a récemment fait parler d’elle suite à un choix pour le moins discutable.

 

L’initiative partait d’une bonne intention, mais manquait sans doute un peu de cohérence. La marque italienne spécialisée dans les accessoires de luxe, Boarini Milanesi, vient de mettre aux enchères un sac à pas moins de 6 millions d’euros. L’un des sacs les plus chers au monde a été créé dans le but de sensibiliser à la nécessité de protéger les océans, plus menacés que jamais par l’invasion de plastiques non biodégradables provoquée par la pandémie de Covid-19.

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« Nous passions tous les étés en mer, entre la Grèce et la Turquie, et j’étais le plus heureux quand nous faisions des excursions en bateau entre les îles », raconte Matteo Rodolfo. « Même si le tourisme de masse était encore loin, nous voyions souvent des sacs en plastique flotter sur l’eau ou des plaques de goudron coulées par les pétroliers. (…) Récemment, j’ai vu encore plus de plastique dans la mer que lorsque j’étais enfant, à cause de la pandémie et de tous les gants et masques de protection qui sont jetés sans précaution. Cela m’a rappelé mon père, qui avait l’habitude de plonger dans l’eau pour récupérer les sacs et les bouteilles en plastique flottant dans la mer et m’aider à essuyer les plaques de goudron que je trouvais sur la plage lorsque je construisais des châteaux de sable sur mes mains »

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Le sac a nécessité plus de 1 000 heures de travail et décoré de 10 papillons en or blanc parsemés de saphirs, diamants et tourmalines qui rappellent l’océan. Trois sacs ont été fabriqués au total. 800 000 euros des recettes seront consacrés au nettoyage des mers. Seul bémol, ces sacs ont été fabriqués à partir de peau d’alligator, un choix peu judicieux selon plusieurs médias, notamment Madame Figaro, qui n’a pas tardé à relayer l’absurdité d’un tel choix.

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