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200 lettres d’amour datant de la Seconde guerre mondiale sauvées de la déchetterie

200 lettres d'amour datant de la Seconde guerre mondiale sauvées de la déchetterie

Les lettres d'amour retrouvées à la déchetterie mercredi. | © Twitter CecileFlpp

Société

La mobilisation des internautes a permis de retrouver la famille de deux fiancés qui s’envoyaient des lettres d’amour durant la Seconde guerre mondiale. Ces missives, découvertes à la déchetterie, ont failli être détruites.

 

D’après un article Paris Match France de A.B.

« Il me semble que c’est plus que mon sang que je perds. Ma petite Aimée, tu ne peux t’imaginer comme j’ai un cafard d’être ici. » Des mots d’amour de ce type, Pierre en a couché sur plusieurs dizaines de lettres lorsqu’il se trouvait sur le front durant la Seconde guerre mondiale. Ils étaient destinés à sa fiancée, Aimée. Ces missives chargées de leur histoire d’amour et d’Histoire tout court ont été sauvées de la destruction mercredi par une certaine Cécile. Ce jour-là, cette juriste en droit de l’environnement intervenait à la déchetterie de Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime). C’est là-bas qu’elle a découvert, dans un carton sous une pile de vieux journaux remontant aux années 60 et 70, 200 lettres d’amour adressées à une certaine Aimée Randonnet, habitante des Deux-Sèvres, explique-t-elle à France Bleu Charente-Maritime.

Une mobilisation des internautes

Décidée à retrouver leurs propriétaires, elle lance un appel sur les réseaux sociaux. Grâce à une forte mobilisation des internautes, la piste d’un membre de la famille de la destinataire est rapidement remontée. Il s’agit de son petit neveu, Jean-Christophe Popinot qui est contacté sur les réseaux sociaux. « Cela s’est fait en quelques heures. J’ai compris que les gens m’ont retrouvé grâce à l’arbre généalogique que j’avais mis en ligne sur internet et dans lequel Aimée Randonnet apparaissait. Au delà de la surprise j’ai trouvé ça fabuleux et j’ai donc contacté la personne qui avait trouvé les lettres », a-t-il expliqué à la radio.

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Ces précieuses lettres ont été oubliées dans l’ancienne maison d’Aimée, qui a été vendue récemment, et le nouveau propriétaire s’en est débarrassées. Aimée et Pierre, avec qui elle a fait sa vie et fondé une famille, ne sont plus de ce monde. C’est à leur fille, Claudine, 65 ans, que les missives ont été restituées. « C’est presque un choc ! J’étais loin de m’imaginer cela, après tant de temps, c’est intéressant de voir l’écriture et les sentiments des parents », a-t-elle déclaré à France Bleu. Elle prévoit de se plonger dans ce trésor familial chargé de souvenirs avec ses deux fils.

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