Paris Match Belgique

Une terrifiante vidéo montre la cruauté des passeurs sur des réfugiés rohingyas [VIDEO]

Une terrifiante vidéo montre la cruauté des passeurs sur des réfugiés rohingyas [VIDEO]

Le passeur au centre avec ce qui semble être un fouet. | © AFP

Société

Des réfugiés sont morts sous les coups des trafiquants, et puis jetés par-dessus bord.

 

Sur un bateau rempli de réfugiés rohingyas, un passeur birman frappe sans pitié les passagers. Cette vidéo obtenue en exclusivité par l’AFP montre la brutale réalité du trafic dont cette communauté est victime. Sur ces images rares, filmées avec un smartphone par l’un des passeurs sur le bateau, on distingue des rangées de migrants assis amaigris, dont beaucoup d’enfants entassés sur le pont et les étages inférieurs en bois.

Lire aussi > Réfugiés rohingyas au Bangladesh : Les damnés de l’Asie

Une dispute éclate, un trafiquant repousse l’un des membres de cette minorité musulmane, qui fuit les persécutions en Birmanie à majorité bouddhiste, et le frappe avec un cordage. Il s’empare ensuite de ce qui semble être un fouet et roue de coups un groupe d’hommes torse nus qui essayent de s’enfuir vers un autre pont.

Selon deux jeunes témoins, les images ne représentent qu’un court moment des nombreuses violences subies à bord. Ils affirment également que 46 personnes sont mortes au cours de la traversée, sur ce bateau qui transportait 500 réfugiés. Parti en février du Bangladesh vers la Malaisie, la traversée ne devait durer qu’une semaine, mais le bateau retourne finalement au Bangladesh mi-avril. Chacun des passagers avait payé environ 2 000 dollars.

Lire aussi > Aung San Suu Kyi nie toute « intention génocidaire » contre les Rohingyas

Chaque année, des centaines de Rohingyas quittent les camps de réfugiés du Bangladesh, voisin de la Birmanie où l’armée a mené contre eux, il y a trois ans, une répression sanglante, qualifiée de génocide par l’ONU. Mais au cours de leur voyage désespéré, souvent vers la Malaisie pays à majorité musulmane où ils espèrent trouver du travail, nombre d’entre eux trouvent la mort, à cause de la faim, des maladies ou des mauvais traitements infligés par les trafiquants. Plus de 200 ont péri en mer cette année, selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Avec l’AFP

CIM Internet