Paris Match Belgique

La Belgique va investir 200 000 euros pour lutter contre la pauvreté menstruelle

luttre contre la pauvreté menstruelle

Une subvention de 200 000 euros. | © Pexels

Société

Les protections hygiéniques sont considérées par certains comme des produits de luxe…

La ministre Karine Lalieux, chargée de la Lutte contre la pauvreté, a annoncé mardi 200.000 euros de subventions fédérales au bénéfice du Conseil des femmes francophones de Belgique et du Vrouwenraad (100.000 euros chacun), spécifiquement pour des actions de lutte contre la précarité menstruelle. Le prix des protections hygiéniques peut en effet représenter un obstacle pour les femmes les plus précarisées, malgré la baisse de la TVA sur ces produits.

Lire aussi > La coupe menstruelle comme véritable alternative aux tampons

Pour celles pour lesquelles les serviettes, tampons et autres sont presque équivalents à des produits « de luxe », inaccessibles, on parle de « pauvreté menstruelle ». « Cela entraîne une injustice sociale discriminante pour ces femmes et jeunes filles avec de lourdes conséquences comme le décrochage scolaire, l’absentéisme au travail, des problèmes de santé, etc » , observe mardi le cabinet de la ministre Lalieux.

Plus vulnérables

C’est un dossier que la ministre entend saisir à bras le corps. « Une femme aura ses règles en moyenne 500 fois au cours de sa vie. On touche ici à la moitié de la population, et on sait que les femmes sont également les plus vulnérables face au risque de pauvreté« , communique-t-elle. Les subventions annoncées mardi aux deux coupoles d’ASBL vont permettre de financer des actions de terrain, pour entre autres identifier précisément les besoins locaux, faire de la sensibilisation et de la prévention, fournir des protections hygiéniques là où les besoins sont criants, etc. « Il y aura ensuite une évaluation, entre autres pour voir comment aller plus loin, avec les autres ministres concernés » , explique mardi la porte-parole de la ministre, Delphine Van Bladel.

Par Belga

CIM Internet