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Le père de Julian Assange espère qu’il sera gracié par Joe Biden

Le père de Julian Assange espère qu'il sera gracié par Joe Biden

John Shipton souhaite obtenir la grâce présidentielle pour son fils, au nom de "la liberté d'expression". | © Imago

Société

Julian Assange risque 175 ans de prison pour avoir diffusé plus de 700 000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines.

 

Le père du fondateur de WikiLeaks Julian Assange espère que le prochain président des États-Unis, Joe Biden, graciera son fils, a-t-il déclaré mardi à l’agence de presse allemande dpa. La justice britannique doit se prononcer le 4 janvier sur la demande d’extradition de Julian Assange formulée par les États-Unis.

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John Shipton pense donc que son fils sera effectivement extradé, et espère dès lors le pardon présidentiel de Joe Biden quand celui-ci aura pris possession de la Maison Blanche. Le septuagénaire a décidé de « ne pas perdre son temps » à espérer que l’administration Trump gracie son fils, et travaille déjà à obtenir le pardon de la prochaine équipe présidentielle. « J’essaye d’obtenir l’autorisation de voler jusqu’à New York pour rencontrer l’équipe de transition de Biden et la convaincre que l’abandon des poursuites serait bénéfique pour les États-Unis, car cette affaire embarrasse le premier amendement : la liberté d’expression. »

La pandémie n’aide pas

Le père de Julian Assange cherche entre-temps à former une équipe d’avocats prête à défense son fils aux États-Unis tant qu’il n’a pas reçu le feu vert du gouvernement australien pour quitter l’île, en raison de la pandémie.

Julian Assange est pour l’instant détenu à la prison de haute sécurité de Belmarsh à Londres, où il peut s’entretenir avec ses enfants 10 minutes par jour au téléphone, ou 20 minutes avec un avocat. Il ne peut pas recevoir de visites en raison de la pandémie.

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Assange risque 175 ans de prison pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700 000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan. Il a été arrêté en avril 2019 par la police britannique à l’ambassade équatorienne, qui l’avait accueilli pendant sept ans alors qu’il craignait d’être extradé vers les États-Unis ou la Suède, où il faisait l’objet de poursuites pour viol. Assange a toujours rejeté ces dernières accusations, et les poursuites ont été abandonnées.

Avec Belga

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